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Budget 2026 : les enseignants mobilisés au Puy-en-Velay

Budget 2026 : les enseignants mobilisés au Puy-en-Velay

Un article rédigé par Mathias Cubizolles - RCF Haute-Loire, le 4 février 2026 - Modifié le 4 février 2026

Alors que le budget 2026 vient d’être adopté, des employés de six établissements scolaires se sont rendus devant l’Inspection académique de Haute-Loire ce mercredi 4 février 2026. Des représentants des syndicats présents ont échangé avec l’inspecteur d’académie dans l’après-midi.

Les enseignants de six établissements scolaires altiligériens se sont réunis devant l’Inspection académique au Puy-en-Velay dans la matinée du mercredi 4 février 2026. ©RCF Haute-LoireLes enseignants de six établissements scolaires altiligériens se sont réunis devant l’Inspection académique au Puy-en-Velay dans la matinée du mercredi 4 février 2026. ©RCF Haute-Loire

Ils sont une quarantaine d’enseignants, professeurs des écoles ou encore AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) à s’être réunis devant l’Inspection académique au Puy-en-Velay ce mercredi 4 février 2026. Membres de plusieurs syndicats comme la FSU 43, FO et la CGT, leur objectif était de faire entendre leurs revendications après l’adoption du budget 2026.


Un budget 2026 qui attise le « ras-le-bol général »


Au cœur de cette mobilisation : la suppression de 4 000 postes d’enseignants et les coupes dans les budgets des établissements scolaires prévues pour cette année. Éric Vialat, professeur au lycée Simone-Weil du Puy-en-Velay, explique : « Il y a un ras-le-bol général, on nous demande toujours plus avec moins. Les services publics, dont les écoles et les universités, sont en train de mourir progressivement. » Pour lui, la baisse prévue du nombre d’enseignants va encore nuire à l’enseignement, en intensifiant la concentration des élèves dans les classes : « Aujourd’hui, au lycée Simone-Weil, on est à 33-35 élèves par classe. Ce n’est pas simple à gérer pour nous. »
 

Louise Pommeret, secrétaire départementale de la Fédération syndicale unitaire (FSU), affirme que la suppression de 4 000 postes d’enseignants est expliquée par l’État par la baisse démographique : « C’est un argument irrecevable. L’évolution de la démographie est justement une opportunité pour assurer une diminution du nombre d’élèves par classe. »


Par ailleurs, la plupart des enseignants réunis ce mercredi 4 février 2026 dénoncent la baisse de leur niveau de vie ces dernières années : « Je suis obligée de travailler à temps partiel, explique Muriel Gerbier, AESH au lycée Lafayette à Brioude. Mon salaire n’est pas indexé sur l’inflation depuis que j’ai commencé dans ce métier il y a huit ans, je suis aujourd’hui payée juste au-dessus du SMIC. »


Des fermetures de classe en Haute-Loire à prévoir


Plusieurs fois dans la matinée, la hausse du budget des Armées « au détriment des services publics et des écoles » a été dénoncée. Après avoir été reçue avec d’autres représentants syndicaux par l’inspecteur académique, Louise Pommeret a déclaré n’avoir « pas obtenu de réponses immédiates ». Elle précise toutefois que d’autres instances auront lieu après les élections municipales. D’après elle, la mobilisation de ce mercredi 4 février 2026 « va en appeler d’autres ».


Reste la question en suspens : l’avenir du nombre d’enseignants en Haute-Loire. Comme chaque année, le département devra rendre des postes, et des classes devront fermer. Le détail n’est pas encore connu, mais les syndicats sont déjà inquiets.
 

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