Bouger aujourd’hui, travaillez demain : ce dispositif inédit aide les personnes en arrêt maladie grâce au sport
Depuis 2 ans, un nouveau dispositif d’aide au retour à l’emploi a vu le jour en Haute-Loire. Son nom : bouger aujourd’hui, travaillez demain. Porté par plusieurs structures, il permet de retrouver confiance en pratiquant différentes activités sportives.
Grâce à ce dispositif de retour vers l’emploi, les bénéficiaires ont pu pratiquer de la plongée à la piscine de la Vague du Puy-en-Velay. ©RCF Haute-LoireUne première nationale en Haute-Loire. Depuis deux ans, l’Assurance Maladie porte avec la Carsat et le DAHLIR le dispositif baptisé : Bouger aujourd’hui, travaillez demain. « Le but : que ces personnes ne s'enkystent pas dans un arrêt de travail et retournent sur le marché de l’emploi » explique Karine Nicloux, assistante sociale à l’Assurance Maladie de Haute-Loire.
Cette année, un groupe de 6 personnes a participé à une douzaine de séances. L’occasion de pratiquer plusieurs sports comme le basket, le golf ou encore la randonnée. Pour terminer ce cycle de 3 mois, les bénéficiaires ont vécu un baptême de « 15 minutes de plongée avec un moniteur » indique Paulo Bento, le président du club ponot.
Tous les bénéficiaires sont en arrêt maladie depuis plus de 6 mois et souffrent de plusieurs pathologies au dos, aux épaules ou éprouvent une souffrance au travail. Pourtant, grâce à ce dispositif « on veut les mobiliser physiquement, ce n’est pas parce qu'ils ont des restrictions médicales qu’ils ne peuvent pas faire des choses et retrouver confiance en eux » souligne Karine Nicloux. Pour participer à ce dispositif, chaque participant a reçu l’aval d’un médecin. L’association DAHLIR s’occupe d’organiser des séances de sport adaptées.
Un dispositif de retour à l’emploi qui a fait ses preuves
Si la plongée a été choisie ce n’est pas pour rien. Ce sport, comme les autres, apporte plusieurs bénéfices. « Nous savons que la plongée est très bénéfique pour combattre le stress, c’est quelque chose que chacun vit. De plus, la plongée permet de se reconnecter à soi, de se poser » poursuit l’assistante sociale. Il y a aussi une valeur symbolique : « on se rejette dans le bain de l’emploi ».
Ça semble avoir marché pour Henrick : « c’est exceptionnel, on est en immersion totale, on oublie tout ce qui a pensé ». À l’heure de dresser le bilan, il estime que le dispositif lui a apporté « beaucoup de confiance en moi surtout sur le fait d’être en groupe parce que d’habitude je suis quelqu’un d’assez alone, j’aime bien être en groupe mais avec les personnes que je connais. »
Henrick se laisse encore un peu de temps avant de se prononcer sur un retour au travail ou sur le marché de l’emploi. Mais Karine Nicloux précise que l’année dernière, lors de la première édition, « sur les 10 bénéficiaires, 8 sont retournés au travail ou suivent une formation ». En parallèle de l’activité physique, les participants disposent d’un accompagnement personnalisé et d’une découverte de plusieurs secteurs d’activité.
