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Bonne année
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Bonne année

RCF,  -  Modifié le 30 juin 2021
Ce matin, une photo de célébration particulièrement joyeuse : celle de la Saint Sylvestre à Nairobi au Kenya
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C’est un classique des sites d’information de début janvier : comment les grandes villes de la planète ont accueilli la nouvelle année. Des pluies de confettis de toutes les couleurs au milieu des buildings illuminés de Time Square à New York. Des feux d’artifices qui semblent épouser la silhouette de la grande roue de Londres, sur les bords de la Tamise. D’autres qui jaillissent de l’Arc de Triomphe transformé en accordéon, par un jeu de projection, à Paris.

Nouveauté de 2020, les drones dans le ciel de Shanghai – encore plus impressionnants en vidéo – qui forment des milliers de petits points bleus dans le ciel, et qui dessinent un homme qui court. Et puis cette photo dans les rues de Nairobi au Kenya. C’est elle que j’ai retenue.

Au centre de l’image, des enfants jouent et secouent des cierges magiques - vous savez comme ceux qu’on met sur les gâteaux - qui projettent des étincelles dans la rue. Autant de petits traits lumineux qui donnent l’impression du mouvement à l’intérieur de la photo. Il y en a dans le ciel, il y en a sur le sol. Les étincelles éclairent une rue assez sombre.

On voit bien un lampadaire dans le fond, mais bien sûr, on voir que comparé aux lumières de Sydney ou de New York, il y a une économie de moyen. Le sol aussi n’est pas bétonné, c’est la terre nue. Les maisons sur les côtés sont de plein pied, pas de gratte-ciels infinis. Et les enfants n’ont pas sorti leurs costumes de fête. Ils portent des jeans, des savates élimées aux pieds, des pulls à capuche.

Et pourtant, c’est une photo pleine de joie. Car ce qu’on voit d’abord, c’est le sourire éclatant d’un enfant au premier plan. Et derrière lui, les corps en mouvement de deux garçons qui s’amusent follement à secouer leurs bouts de papier enflammés, qui projettent de la lumière sur cette scène.

On ne voit que lui, car le garçon photographié par Yasuyoshi Chiba de l’agence France-Presse nous regarde droit dans les yeux. Enfin, il plante son regard vers l’objectif du photographe, et du coup on a l’impression qu’il plante son regard dans le nôtre. Et c’est un regard qui lui aussi scintille, illumine. C’est un moment de fête, de vraie célébration. Et c’est ça qui nous touche. Au milieu de ces photos ritualisées, où les motifs sont répétés et connus - une foule immense, un monument immédiatement reconnaissable et des feux d’artifices éclatants – on a là une photo toute simple, mais authentique.

Nous sommes dans une rue qu’on ne saurait pas localisée, avec des enfants habillés comme partout ailleurs, qui jouent comme les enfants que nous avons la chance d’avoir avec nous ou ceux que nous avons été. C’est une photo qui nous promet la joie, la lumière, l’espoir. Tout ce que je vous souhaite, et tout ce que je souhaite à nos auditeurs, pour cette année 2020.
 

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