Accueil
Bien-être animal
Partager

Bien-être animal

RCF,  -  Modifié le 30 mai 2018
On pourrait croire que le mot bien-être n’est pas très ancien, comme un certain nombre de mots constitués de deux mots reliés par un trait d’union. Mais en fait, il est attesté dès 1555.
Pascal Hausherr Pascal Hausherr

On peut tout d’abord dire que la forme du mot date en fait du XVIe siècle, où l’on conseillait aux écrivains de constituer ainsi de nouveaux mots pour enrichir la langue. Par exemple, on doit à Montaigne, en 1595, le bien-vivre qui est un peu sorti de l’usage et que l’on définissait comme le goût, l’art du bien-être sous tous ses formes, dans la conduite de sa vie. Il y a aussi, de même formation, le mieux-être, qui contrairement à ce qu’on peut imaginer n’est pas récent, on l’atteste au XVIIIe et on le définit comme l’amélioration du mieux être. Ensuite, il faut signaler que le premier sens du bien-être correspond à la sensation agréable procurée par la satisfaction des besoins physiques et l’absence de tensions psychologiques. Voilà qui vaut aussi bien pour l’homme que pour l’animal. On aime à voir le « bien-être » d’un chat qui ronronne sur nos genoux tout comme le chien, allongé à côté de vous. C’est en 1740 qu’est apparu le second sens, correspondant à une satisfaction matérielle propre à satisfaire les besoins de l’existence.

Et maintenant, on peut citer nos écrivains sur le sujet. Une de Renan : « Le but de la société est la plus grande perfection possible de tous, et le bien-être matériel n’a de valeur qu’en tant qu’il est… la condition indispensable de la perfection intellectuelle ». Belle pensée. Et j’ai aussi déniché une phrase très courte : « Un bien-être animal l’engourdissait » écrit Martin Du Gard dans Les Thibault. Ici, le personnage se sent comme un chat qui ronronne. Aujourd’hui un autre sens est donné au « bien être animal », celui de la poule par exemple qu’il faut traiter comme le faisait ma grand-mère avec affection et dans un très vaste poulailler. Je suis révolté par les éleveurs qui se comportent comme des tenants de camps de concentration animale. Sophie Marceau a eu raison de s’élever contre ces pratiques monstrueuses. Sophie Marceau et ma grand-mère : même combat !
 
 
 

Cet article vous a plu ?
partager le lien ...

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don