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Avenir des dauphins de Marineland: « On finit par être le pays le plus rétrograde d'Europe » dénonce Muriel Arnal de One Voice

Avenir des dauphins de Marineland: « On finit par être le pays le plus rétrograde d'Europe » dénonce Muriel Arnal de One Voice

Un article rédigé par Stèvelan Chaizy-Gostovitch - RCF Nice Côte d'Azur, le 22 juillet 2026 - Modifié le 22 juillet 2026

Alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient, le sort des orques et des dauphins de Marineland reste au cœur des préoccupations de l'association One Voice. Sur RCF Nice Côte d'Azur, sa présidente, Muriel Arnal, dénonce une politique française qu'elle juge déconnectée des avancées européennes en matière de bien-être animal.

Muriel Arnal, présidente de One Voice, à Antibes, en 2024 - RCFMuriel Arnal, présidente de One Voice, à Antibes, en 2024 - RCF

La situation est-elle critique pour les orques de Marineland ? « Des animaux originaires d'Islande dont la santé est directement affectée par la montée des températures ». Muriel Arnal souligne que « la chaleur rend les orques malades » et critique sévèrement les projets de les maintenir en Méditerranée, dont l'eau est jugée trop chaude par l'association pour cette espèce. Si les dauphins sont plus habitués à la chaleur, ils nécessitent néanmoins de l'ombre et une attention constante, ce qui rend tout projet de transport en plein été particulièrement délicat et inquiète One Voice alors que leur départ serait imminent. 

La bataille des sanctuaires contre l’industrie de la captivité

Pour One Voice, le transport n'est pas le problème majeur s'il est encadré par des professionnels. Le véritable enjeu réside dans la destination : l'association milite depuis dix ans pour la création de sanctuaires plutôt que le transfert vers d'autres delphinariums. Muriel Arnal propose des solutions concrètes, notamment un sanctuaire en Atlantique Nord pour les orques et le développement de structures pour les dauphins, à l'image du premier sanctuaire qui doit ouvrir en Italie du Sud avec le soutien du gouvernement italien. Selon elle, un tel projet est « facilement duplicable » en France en quelques mois, à condition d'avoir la volonté politique nécessaire. Cependant, elle dénonce un choix inverse de la part du ministère de l'Écologie français, qui semble privilégier « l'industrie de la captivité » en favorisant l'ouverture d'un nouveau delphinarium au Zoo de Beauval (la destination finale des dauphins de Marineland). Elle pointe du doigt un arrêté ministériel mentionnant explicitement la reproduction des animaux, ce qui condamnerait de nouvelles générations de dauphins à l'enfermement.

La France isolée face au « courage » de ses voisins

Le constat de Muriel Arnal est amer : la France deviendrait l'un des pays les plus en retard sur ces questions en Europe. Elle salue le « courage » du gouvernement et des scientifiques espagnols qui ont refusé d'accueillir certains animaux car les conditions n'étaient pas optimales, contrastant ce qu'elle appelle la « lâcheté du gouvernement français ». Face à cette situation, One Voice ne compte pas rester inactive : les avocates de l'association préparent des recours pour attaquer les arrêtés favorisant le delphinarium de Beauval et une manifestation est prévue devant le zoo de Beauval le 1er août.

Des incertitudes persistantes sur le sort des animaux

Malgré les annonces de transferts imminents, le flou persiste. Si certains dauphins pourraient être envoyés vers Malaga, d'autres pourraient rester à Marineland. Le sort des individus les plus fragiles, comme un dauphin handicapé, reste particulièrement préoccupant, Muriel Arnal craignant que les exploitants ne « fassent leur marché » en délaissant les animaux les moins « rentables ». Pour la présidente de One Voice, le combat continue : « la chaleur passera, mais le destin de ces dauphins, lui, va rester ».

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