Aux abattoirs d'Ambert : "Nous savons qu'il y a des leviers de développement"
A l'instar de nombreux abattoirs de proximité dans la région, la structure veut être à moyen terme un outil clé du développement de l'alimentation locale et de l'élevage.
Une visite de l'abattoir d'Ambert organisée par des élus locaux et responsables du site, jeudi 29 janvier © RCFDepuis la semaine dernière, et jusqu’à ce mercredi 4 février, l’abattoir d’Ambert organise des sessions portes ouvertes, à destination des éleveurs et professionnels de la filière. Après une phase de travaux qui s’est conclue en septembre et le recrutement d’un nouveau directeur en novembre 2025, l’établissement offre aux éleveurs, bouchers et particuliers des ateliers d’abattage et de découpe modernisés. « Beaucoup de gens connaissent l’abattoir ici, mais il nous paraissait important d’organiser ces portes ouvertes pour montrer les améliorations qui ont été apportées sur l’outil, ainsi que les mises aux normes » explique Joël Paire, nouveau directeur de l’abattoir intercommunal, qui emploie à ce jour 7 salariés sur la chaîne. « Nous avons une équipe relativement stable, sérieuse. L’idée est d’abord de la sécuriser, de la consolider. Nous aurons peut-être besoin de personnel supplémentaire si l’activité évolue comme on le souhaite ».

Une trajectoire qui passe par un renforcement des liens avec les éleveurs d’un côté, et les distributeurs et consommateurs de l’autre. L’intercommunalité Ambert Livradois Forez travaille actuellement sur la mise en place d’une plateforme logistique, afin de diffuser et pouvoir expédier plus facilement et au plus grand nombre les produits calibrés et découpés. « Je crois beaucoup à la valorisation du produit de l’étable jusque dans l’assiette. C’est gratifiant, pour un éleveur, de voir que sa viande a été consommée dans l’Ehpad ou la cantine située à proximité » poursuit le responsable de l’abattoir. Ambert Livradois Forez mène notamment un travail avec la restauration collective pour développer les approvisionnements de qualité, en lien avec les objectifs de la loi EGalim.

Ainsi, malgré la présence de nombreux abattoirs multi-espèces dans les départements limitrophes, l’abattoir d’Ambert, propriété depuis quatre ans de l’intercommunalité, s’inscrit dans une stratégie de services de proximité, afin d’apporter de la valeur ajoutée. Et espère un volume ciblé à 600 tonnes à l’horizon 2028. Quant aux travaux de modernisation, ils devraient se poursuivre dans les prochains mois, avec notamment une phase de travaux dédiée à la réduction des consommations d’énergie et de la ressource en eau.


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