Au Mézenc, Laurent Wauquiez dénonce la facture territoriale de la France
Pour sa rentrée politique, Laurent Wauquiez est resté fidèle au sommet du Mézenc, symbole de son ancrage territorial et de sa fidélité à la Haute‑Loire. Devant environ 300 amis, ministres, élus et soutiens, le député Les Républicains a livré un discours offensif, construit autour d’un thème central : la fracture territoriale, qu’il accuse d’être devenue le boulet qui empêche la France de se reconstruire.
Laurent Wauquiez au pied du Mézenc le dimanche 30 août 2026Dès les premières minutes, Laurent Wauquiez a posé le décors : "Il faut tout remettre à plat, il faut être radical, renverser la table." Pour lui, la France traverse une crise démocratique profonde. Et cette crise se lit d’abord sur les cartes : d’un côté, une France des métropoles, "objet de toutes les attentions" et de l’autre, des territoires ruraux "oubliés, relégués, parfois méprisés".
Il a fait écho au diagnostic formulé par Jacques Chirac en 1995, évoquant presque une filiation politique : "Le devoir de la droite, c’est de défendre la France des territoires." Car Laurent Wauquiez s'est montré insistant sur les conséquences concrètes de cette fracture. L’exemple le plus marquant : l’espérance de vie, qui selon lui "progresse deux fois moins vite dans les villages qu’à Paris".
Pour y répondre, il propose une mesure choc : la création d’un deuxième concours de médecine, assorti d’une obligation d’exercice en zone rurale. Une manière, selon lui, de corriger "un système qui concentre les soins là où ils sont déjà disponibles".
Il a également dénoncé "le délit de sale gueule territorial" qui, pour le député de Haute-Loire, provoque une fracture entre les français. Allant jusqu'à donner plusieurs symboles de ce décrochage de la province par rapport à Paris "la ligne ferroviaire Paris-Clermont qui continue de nous humilier" ou encore le "métro de Lyon qui ne bénéficie d'aucune aide" contrairement aux grands projets d'Ile de France.
“La République, c’est la chose commune”

Le député de Haute‑Loire a rappelé sa vision de la République : "Il n’y a pas des Français de première catégorie et des Français de seconde catégorie."
Selon lui, la fracture territoriale n’est pas seulement économique : elle est aussi sociale et culturelle. Il a dénoncé un "mépris social" envers les habitants des zones rurales, allant jusqu’à parler des “ploucs émissaires”, expression qu’il a utilisée pour dénoncer les difficultés de ceux qui se retrouvent loin des grands centres métropolitains et qui subissent les décisions prises au plus haut sommet de l'état.
Travail, autorité, immigration : les autres marqueurs de son discours
Laurent Wauquiez a également déroulé plusieurs thèmes classiques de son corpus politique : Défendre le travail, lutter contre "l’assistanat", baisser la dépense publique pour « rendre l’argent à la France qui travaille et qui a travaillé toute sa vie », favoriser les chefs d’entreprise et les industries locales, rappelant que "la moitié des projets de réindustrialisation de la France se font en Auvergne‑Rhône‑Alpes". Sur l’immigration, il estime que c'est "l’un des plus gros échecs du macronisme", plaidant pour des référendums fréquents afin de "rendre la parole aux Français".
Un appel appuyé au rassemblement de la droite
Sans jamais se positionner pour tel ou tel candidat, Laurent Wauquiez a longuement évoqué sa vision stratégique pour la Présidentielle de 2027 : "Cela fait des mois que j’appelle au rassemblement. Plusieurs candidats de droite au premier tour, c’est se priver d’une dynamique de campagne."
Devant de nombreuses personnalités politiques comme la Ministre de l'Agriculture Annie Genevard, le Ministre délégué de l'Interieur Jean-Didier Berger ou encore le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Fabrice Pannekoucke, il a martelé la nécessité d’une union : "Que faut‑il pour que tout le monde ouvre les yeux ? Il faut le rassemblement de la droite."
Objectif affiché : faire barrage à Jean‑Luc Mélenchon, mais aussi à Marine Le Pen.
Une rentrée offensive, un positionnement assumé
Au pied du Mézenc, Laurent Wauquiez a voulu montrer qu’il restait une figure centrale de la droite française, capable de parler à la fois aux territoires ruraux, aux classes moyennes et aux électeurs en quête d’autorité et de clarté.
Laurent Wauquiez au Mézenc pour sa rentrée politique
Rentrée politique en présence de ténors de la Droite
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Laurent Wauquiez au Mézenc 2026
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Laurent Wauquiez au Mézenc
La rentrée de Laurent Wauquiez
Discours de rentrée pour Laurent Wauquiez
Après le discours, les soutiens de Laurent Wauquiez ont débuté l'ascension du Mézenc
Jean-Didier Berger, Ministre délégué à l'Interieur a lui aussi monté le Mézenc

