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RCF Après les inondations, la récolte des choux-fleurs commence à Saint-Omer
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Après les inondations, la récolte des choux-fleurs commence à Saint-Omer

Un article rédigé par Martin Pinguet - RCF Hauts de France, le 6 juin 2024  -  Modifié le 6 juin 2024

Dans le marais Audomarois, autour de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais, la récolte des choux-fleurs vient de débuter.  Après des mois d’incertitudes liées notamment aux inondations, c’est un  soulagement pour Lucie Vasseur, directrice de la SIPEMA, la coopérative des maraîchers de l’Audomarois. 

Photo : SIPEMA Photo : SIPEMA

Comment s’annonce cette récolte 2024 de choux-fleurs ?  


Lucie Vasseur : Cela vient tout juste de commencer, on est sur les premières  semaines de début de campagne et aujourd’hui cela commence à s’intensifier avec les maraîchers qui viennent juste de se mettre en route sur la campagne chou-fleur. Cela se passe bien mieux que ce que l’on aurait pu craindre avec les innovations,  on avait peur de l’état dans lequel on allait retrouver les parcelles, mais finalement  cela se passe bien. Au niveau des plantations, on a pu avoir une bonne période à  partir de mi-mars quand le ciel a commencé à se dégager avec les pluies qu’on a  eues courant février mars.  


Avec finalement peu d’impact des inondations, est-ce que les produits sont  conformes à la qualité que vous espériez avoir ? 


L.V. : Oui, tout va bien suite aux inondations, les plantations ont également pu se faire dans de bonnes conditions de même que la récolte malgré la pluie. Quand il fait bon les  choux-fleurs poussent plus vite, mais après dès qu’il recommence à faire froid cela  ralentit la croissance, mais les cultivateurs sont plus ou moins capables de gérer et  d’anticiper. 

 

Côté bilan des inondations, est-ce que vous avez réussi à chiffrer les dégâts au sein des différentes exploitations ? 


L.V. : On a eu du dégât surtout sur les parcelles sur lesquelles on faisait pousser du chaud et du cèleri pour une récolte en novembre et un stockage en chambre froide  pour l’hiver, donc des producteurs qui ont perdu beaucoup en choux et en célérité  et ce sont donc des pertes qui impactent la coopérative dans sa globalité.  Quelques endiveries ont été impactés, mais beaucoup moins que cela quoi on  aurait pu s’attendre, donc au final ce sont les productions de choux et de cèleris en  parcelles pour le stockage de l’hiver qui ont subi le plus de pertes.  


Quel est votre objectif, en tant que directrice, pour aider les producteurs qui  ont été impactés ? 


L.V. : Le premier objectif a été de monter les dossiers auprès de l’État, du  département, de la région, etc. pour les indemnisations. Cela a été fait très  rapidement après les inondations, tout le monde a réagi auprès des producteurs  pour les aider à traiter les documents. L’objectif que nous avons actuellement c’est  d’être indemnisés en tant que coopérative : la coopérative elle-même a été  impactée, les maraîchers ont été indemnisés à titre individuel, mais, pour l’instant,  la coopérative n’a pas été indemnisée elle-même.
 

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