Après 6 ans de travaux, la renaissance de la Tour du Monastère de Lérins
Après six ans de travaux, la tour du monastère de Lérins sur l'île Saint-Honorat retrouve sa vocation spirituelle. Une renaissance patrimoniale qui pourrait bientôt être reconnue par l'UNESCO.
Les artisans ont travaillé dans le cloître de la tour monastère six années durant - RCFAprès six ans de travaux, la tour du monastère de l'île Saint-Honorat renaît. Un chantier d'envergure pour ce lieu classé au titre des Monuments historiques, situé au cœur de l'abbaye de Lérins, considérée comme le premier monastère d'Occident, fondé au début du Ve siècle.
Les deux cloches résonnent à nouveau et redonnent une dimension sonore et liturgique à la tour du monastère. Au cœur de cette restauration, la chapelle Sainte-Croix a retrouvé sa vocation première. Selon le frère Charles, dominicain et architecte du patrimoine, « le projet a consisté à réanimer cette chapelle ». Il souligne que la dimension monastique et spirituelle du lieu est intimement liée à cette tour, redevenue un espace de prière, de silence et de recueillement grâce à la lumière, aux cloches, à la tapisserie et aux stalles.
Un chantier de six ans
Il aura fallu six années de travaux pour mener à bien ce vaste chantier, ralenti notamment par la crise sanitaire du Covid-19 et par les difficultés d'approvisionnement en aluminium. Le coût total de la restauration s'élève à 7,5 millions d'euros. La Fondation du patrimoine, la ville de Cannes, le département des Alpes-Maritimes, l'État ainsi que plusieurs mécènes ont participé au financement du projet.
Objectif : une reconnaissance par l'UNESCO
Au-delà de cette restauration, la ville de Cannes poursuit un autre objectif : obtenir l'inscription de la vie monastique de l'île Saint-Honorat au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le maire de Cannes défendra une nouvelle fois ce dossier le 2 juillet prochain. Engagée il y a plus de dix ans, cette démarche vise à faire reconnaître « la portée universelle » de la communauté monastique de Saint-Honorat, selon le maire. « Le bâtiment a plus de mille ans, mais la présence des moines remonte à 1 600 ans. C'est un véritable joyau », souligne l'élu, qui souhaite à la fois partager et valoriser ce patrimoine exceptionnel.
Cette reconnaissance permettrait également de favoriser un tourisme maîtrisé, essentiel à la vie de l'abbaye. « Il y a besoin aussi à Saint-Honorat d'avoir plus de visiteurs, d'une manière maîtrisée », rappelle le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, invitant le public à venir découvrir ce site unique. L'autel de la chapelle de la tour du monastère sera officiellement consacré le 14 septembre prochain par Mgr Touvet, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon.


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