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Annecy/Chambéry : le tri des biodéchets, vraiment obligatoire ?
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Annecy/Chambéry : le tri des biodéchets, vraiment obligatoire ?

Un article rédigé par Victorien Duchet - RCF Haute-Savoie, le 4 janvier 2024  -  Modifié le 4 janvier 2024
Journal Local · RCF Savoie Mont-Blanc Edition du mardi 02 janvier 2024 à 08h01

2024 est arrivé, avec son lot de nouvelles règles. Parmi elles, le compost obligatoire au 1er janvier. Dans les faits, tout n'est pas prêt. Seul un Français sur trois a accès à une solution de tri, et les idées reçues sur le compost ont la vie dure.

©RCF Haute-Savoie/Victorien Duchet ©RCF Haute-Savoie/Victorien Duchet

Epluchures, coquilles d'oeufs, marc de café, direction le bac à compost ! Des biodéchets, qui représentent un tiers de nos poubelles. Le Grand Chambéry n'a pas attendu la loi anti-gaspillage pour investir dans des composteurs. 150 nouveaux composteurs collectables seront installés sur Chambéry et sa périphérie proche au cours du premier semestre. "On n'a pas attendu le 1er janvier pour installer nos composteurs, ça fait 15 ans qu'on travaille dessus", explique Marie Bénévise, vice-présidente en charge des déchets au Grand-Chambéry. 

Le compost, un tas de fumier ?

Trois solutions de tri : le composteur collectif, en bas d'immeuble, le composteur partagé en coeur de ville, transformé en bio gaz, et le composteur individuel. 13 000 exemplaires ont été vendus à prix réduit par le Grand Annecy. Monique est une composteuse de la première heure. Au grand dam de ses voisins. "Ils ne voulaient pas. Le compost traine toujours cette image du tas de fumier dans la cour de ferme", selon cette annécienne. "Mais la nouvelle génération est plus ouverte, c'est plus facile désormais de faire accepter un composteur au sein d'un immeuble", tient à rassurer cette sérial-trieuse. 

Une odeur de sous-bois

Des freins, liés aux nuisances engendrées par le compost. Des préjugés difficiles à balayer, selon Christian Rophile, le vice-président aux déchets au Grand Annecy. "Si on a des moucherons dans le compost, c'est qu'on ne mélange pas assez de produits secs avec les épluchures. L'odeur, normalement, il n'y en a pas, à partir du moment où les déchets carnés ne sont pas mis dedans", explique-t-il.  

La copropriété, le défi majeur

Mais le chantier majeur pour faire accepter le compost reste la copropriété. Aujourd'hui, aucun syndic n'est tenu de mettre en place un système de compostage. En absence de référents, la délibération est souvent rejetée lors des assemblées générales. Christian Rophile veut convaincre les copropriétaires. "Si l'on composte, la poubelle grise se réduit à peau de chagrin. C'est une économie pour les copropriétaires."
 

Si vous ne triez pas vos biodéchets, vous ne risquez pour l'heure aucune amende. Seules les collectivités locales sont dans l'obligation de vous proposer une solution de tri.

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