Andréa Kiss, maire du Haillan et candidate aux municipales, dénonce le machisme en politique
Maire Génération.s du Haillan depuis 2014 et vice-présidente de Bordeaux Métropole, Andréa Kiss se représente pour un nouveau mandat lors des élections municipales prévues les 15 et 22 mars. À travers ses fonctions, elle dénonce les inégalités subies et le machisme encore présent dans la sphère politique.
Andréa Kiss, maire du Haillan et vice-présidente de Bordeaux Métropole, déplore le machisme que les femmes subissent en politique.Être une femme en politique reste, selon elle, un défi supplémentaire. À la tête de cette commune de 11 500 habitants depuis plus de dix ans, Andréa Kiss affirme devoir composer avec des comportements sexistes persistants. Candidate à sa réélection, elle profite de la campagne pour mettre en lumière ces pratiques qu’elle dit subir, comme d’autres élues.
Un machisme quotidien
« On a l’impression de devoir faire deux fois plus de travail pour obtenir les mêmes résultats que les messieurs », confie Andréa Kiss. Elle évoque un manque de reconnaissance, des prises de parole interrompues, une moindre attention portée à ses interventions, voire des remarques sur sa tenue vestimentaire. « Au conseil de métropole, quand un homme parle, tout le monde écoute. Mais quand une femme hausse le ton, on nous traite d’hystériques », raconte-t-elle.
Pourtant, sur les 104 élus de Bordeaux Métropole, 48 sont des femmes. Une représentation presque paritaire, qui n’empêche pas un sentiment de mise à l’écart. « Lors du dernier conseil, un collègue m’a posé une question sans même écouter ma réponse », déplore-t-elle. Elle affirme toutefois ne pas se laisser intimider. Lorsqu’un homologue masculin lui a fait une remarque sur sa tenue, elle lui a répondu sur sa propre chemise. « Ce sont de petites choses, mais c’est comme ça qu’on fait évoluer les mentalités », estime la maire.
Encourager l’engagement féminin
Son combat contre le machisme s’accompagne d’un plaidoyer pour l’engagement des femmes en politique. Andréa Kiss regrette que certaines hésitent à se lancer, invoquant notamment les responsabilités familiales ou un sentiment d’illégitimité. « Quand j’ai proposé à des hommes d’intégrer ma liste, la réponse était presque toujours oui. Les femmes, elles, doutaient davantage de leurs compétences », explique-t-elle.
Elle pointe également le « syndrome de l’imposteur », qu’elle juge encore très présent.
« J’encourage toujours les jeunes femmes à s’engager. Nous devons être des modèles. Il faut que les femmes voient que c’est possible », souligne-t-elle. En pleine campagne municipale, Andréa Kiss affirme vouloir poursuivre ce combat. « Il reste beaucoup de chemin à parcourir. Alors oui, il faut y aller ».
Autre candidat :
- Xavier Camps (soutenu par le groupe Métropole Commune (s))
- Eric Pouillat (sans étiquette)



