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Ambert et Issoire : quel fonctionnement à l'avenir pour les abattoirs ?
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Ambert et Issoire : quel fonctionnement à l'avenir pour les abattoirs ?

Un article rédigé par Stéphane Marcelot - RCF Puy de Dôme, le 18 décembre 2023  -  Modifié le 10 janvier 2024

L’abattoir d’Issoire et celui d’Ambert devront-ils à l’avenir travailler main dans la main ? Une possibilité regardée par les pouvoirs publics. Objectif : garantir un modèle économique de proximité pour les deux outils.

Une visite d'élus à l'abattoir d'Ambert, en août 2023 Une visite d'élus à l'abattoir d'Ambert, en août 2023

D’un côté, il y a Ambert, dont l’abattoir est passé depuis le 1er janvier 2022 sous giron communautaire. Les élus ont la volonté de le maintenir en activité, ce alors que son équilibre financier est malmené, pointe ce lundi 18 décembre dans un rapport la Chambre régionale des comptes Auvergne Rhône-Alpes. Pour cela d’importants travaux de rénovation y sont programmés. Projet estimé à environ 800000 euros (soutenu par la Région à hauteur de 40%). Des travaux qui concernent de nombreux postes : aménagement d’un quai de déchargement bovin adapté et sécurisé, réaménagement de la bouverie, amélioration du cheminement des animaux mais aussi, parmi les préoccupations urgentes, la réouverture de la chaîne porc, inutilisée depuis la mi-2021. Les précisions de Hamid Hamani, directeur de l’abattoir d’Ambert :

Podcast Natif A Ambert, l'enjeu de la réouverture de la chaîne porcine

Le développement des circuits courts, la résilience alimentaire, la limitation des déplacements et la maîtrise des coûts énergétiques : autant de critères qui vont aujourd’hui dans le sens des abattoirs de proximité, bien qu’ils doivent affronter de fragiles équilibres. Récemment installé à proximité d’Ambert, au lieu-dit Pradelles, Pierre-Alain Prévost, jeune éleveur en brebis et vaches allaitantes, a sans hésité fléché l’abattoir d’Ambert dans son schéma de développement. Avec l’envie et l’espoir, dans les prochains mois de fournir en viandes des établissements de proximité de la restauration collective, dont les cantines scolaires :

Pierre-Alain Prevost
Podcast Natif Pierre-Alain Prévost : "Cette logique de proximité, elle est centrale"

De l’autre côté, il y a l’abattoir situé sur la ville d’issoire, objet de toutes les inquiétudes depuis maintenant quelques semaines. Le groupe Tinel, propriétaire depuis 1992 est en passe d’être racheté par une société. Il s’agit selon nos informations d’un grand groupe basé dans la Loire qui ne souhaite pas dans le processus de cession conserver l’abattoir en l’état. Ce dernier fermera-t-il au 31 décembre ? Une menace qui pèserait grandement sur l’agriculture locale.
La semaine dernière, une réunion s’est tenue en sous préfecture d’Ambert en présence de représentants de l'Etat. Parmi les pistes évoquées, celle d’un partenariat en bonne intelligence entre Ambert et Issoire. Objectif : développer les circuits courts partout sur le territoire. En invitant les acteurs de la chaîne (producteurs, bouchers-charcutiers) à se rapprocher des abattoirs de proximité. Reste à voir si l’agglomération d’issoire est prête aujourd’hui à reprendre la main sur un abattoir qui était jusque là privé. Eléments de reponse peut-être au cours de cette semaine, lors du dernier conseil communautaire de l’année 2023 de l’Agglo pays d'Issoire.

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