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Agriculteurs en colère : « cette détresse n’est pas une surprise » estime la Confédération paysanne

Agriculteurs en colère : « cette détresse n’est pas une surprise » estime la Confédération paysanne

RCF, le 22 janvier 2024  -  Modifié le 25 janvier 2024
L'Invité de la Matinale "Cette détresse paysanne dépasse les frontières françaises" déplore Laurence Marandola, la porte-parole de la Confédération Paysanne

La grogne des agriculteurs s’étend en France. Les blocages se multiplient. Les syndicats agricoles FNSEA et Confédération paysanne appellent à des « réponses concrètes » à la « désespérance » des professionnels.

Manifestation agricole à Narbonne en novembre 2023. Crédit photo : Idriss Bigou-Gilles/Hans Lucas Manifestation agricole à Narbonne en novembre 2023. Crédit photo : Idriss Bigou-Gilles/Hans Lucas

Blocages en cours

La colère des agriculteurs prend de l'ampleur en France. Plusieurs blocages sont en cours en Occitanie. En Haute-Garonne, une portion de l'autoroute A64 est toujours coupée entre Toulouse et Saint-Gaudens. Dans le Tarn-et-Garonne, la centrale nucléaire de Golfech est  bloquée. Des actions sont aussi menées dans les Pyrénées-Orientales ou encore dans le Bas-Rhin. « Aussi, longtemps, qu'il sera nécessaire, un certain nombre d'actions vont être menées », a déclaré Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, le premier syndicat agricole, avant un rendez-vous ce lundi soir avec le Premier ministre, Gabriel Attal.

Accélération des difficultés

« L’ensemble des acteurs du monde agricole, doit faire partie de cette réflexion pour apporter de l’espoir aux agriculteurs. » souligne de son côté Laurence Marandolla, porte-parole de la Confédération paysanne. Le syndicat a toutefois une lecture différente de la crise que son homologue de la FNSEA. « Il y a une accélération des difficultés. La hausse des prix de l’énergie et de nos coûts de production, est une réalité. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Bien davantage que des questions de normes environnementales » estime-t-elle.

Prix et revenu

La Confédération paysanne insiste sur la question des prix et du revenu des agriculteurs. Deux leviers à activer selon elle, sinon « une grande partie des exploitants ne s’en relèvera pas ». « Seulement 10 % de la valeur des produits revient aux exploitants. Les lois Egalim n’ont pas permis d’assurer des prix minimums prenant en compte les coûts de production. » relève Laurence Marandolla, appelant à prendre exemple sur ce point sur la législation espagnole.

Manque de reconnaissance

« La situation d’aujourd’hui est la continuation d’une politique agricole co-conduite par les gouvernements successifs par le biais de traité de libre-échange notamment » souligne la porte-parole de la Confédération paysanne. Cette détresse paysanne, qui dépasse les frontières françaises, n’est donc pas « une surprise » pour Laurence Marrandola. FNSEA et Confédération paysanne se retrouvent sur le sentiment d’abandon dans le monde agricole l'éloignement entre le monde urbain et agricole et un manque de reconnaissance de la société.

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