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Adieu vive clarté de nos étés trop courts
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Adieu vive clarté de nos étés trop courts

RCF,  -  Modifié le 4 septembre 2018
Chaque semaine Laurence Devillairs vous propose son regard philosophique.
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« Adieu vive clarté de nos étés trop courts ».
L’air que l’on respire sent déjà l’automne.
Et, pourtant, hier encore, on était en vacances, insouciants et heureux.
Pourquoi faut-il donc toujours que les meilleures choses aient une fin ?

Pourquoi faut-il donc toujours que le bonheur se conjugue au passé ?
Parce qu’un bonheur qui durerait toujours ne serait plus le bonheur.
C’est confirmé. C’est scientifique.

Comment l’explique-t-on ?
Par le phénomène d’habituation hédonique.
Qui signifie tout simplement qu’on s’habitue au bonheur comme on s’habitue apparemment à tout.
Et qu’en s’habituant au bonheur, on l’use, on le banalise. Et, finalement, on s’en lasse.

Le bonheur n’est pas un état figé, c’est l’expérience d’une variation.
C’est la sensation d’un mieux-être.
L’étau se relâche, on se détend. On voit plus grand.

Le fait d’être heureux comprend toujours cette impression de soulagement.
Par conséquent, si la vie se résumait à une suite de congés payés, nous ne serions pas plus heureux. Au contraire.
C’est un phénomène que l’on observe même en économie.
Au fur et à mesure que nous possédons les biens que nous désirions, notre désir se porte vers d’autres biens, entraînant la dépréciation de ceux qu’on possède.
Autrement dit, plus on a, plus on veut. Plus on possède, plus on désire.

C’est donc fatal… ?
C’est humain.
Blaise Pascal, ce génie incomparable, l’avait déjà compris, lui qui affirmait que « Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement ».
Alors… que l’été s’en aille et que les affaires reprennent ! Bonne rentrée à tous. 

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