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Abus sexuels dans l'Eglise: "nous assumons la responsabilité collective" explique Mgr Ravel
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Abus sexuels dans l'Eglise: "nous assumons la responsabilité collective" explique Mgr Ravel

Un article rédigé par Christian Vadon - RCF,  -  Modifié le 1 juillet 2021
3 questions à Abus sexuels dans l'Eglise: nous assumons la responsabilité collective explique Mgr Ravel
"Comme un cœur qui écoute" (éd. Artège), c’est le dernier livre de Mgr Luc Ravel, l’archevêque de Strasbourg, concernant les abus sexuels qui secouent l’Eglise.
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Plutôt que l’écoute, le temps n’est-il pas celui de l’action pour l’Eglise ?

"L’écoute est une action. Et puis ce livre a pour but justement de réfléchir en amont d’une action. Alors je consonne tout à fait avec ce que le pape a dit. Il faut dire mais il faut aussi agir. Et cela fait partie de mon action, car je reçois beaucoup de victimes [on parle d’une trentaine de victimes potentielles d’abus sexuels en Alsace au sein de l’Eglise NDLR]. Il a été créé par mon prédécesseur, Mgr Jean-Pierre Gralet, une cellule d’écoute. Mais qui à l’instar de beaucoup de cellules d’écoute dans les diocèses, n’a pas fonctionné. Ou plutôt, elle a fonctionné mais comme mode de signalement" explique Mgr Luc Ravel, l'archevêque de Strasbourg.
 

Comment les écoutez-vous ?

"Je les écoute personnellement. Mais comme un évêque. Nous assumons la responsabilité communautaire et collective. Ce n’est pas une écoute de type psychiatrique, psychologique ou juridique. Là ce sont des experts qu’il faudra intégrer. Dans notre diocèse d’Alsace, il faudra outre l’écoute personnelle de l’archevêque, peut-être tout un ensemble d’écoutants ou d’experts pour accompagner ces personnes" ajoute-t-il.
 

Pour aider ces victimes, est-ce-que le diocèse de Strasbourg en a assez fait ?

"Il faut trouver les bons moyens. Cette cellule d’écoute a été créée par Mgr Gralet. On en a parlé. Il m’a dit qu’elle ne fonctionnait pas. Je l’ai laissé. C’était très pieux. On essaie de trouver les moyens concrets. Aujourd’hui, on essaie de trouver les bons outils qui permettront d’une part de libérer la parole, et d’accompagner" conclut l'archevêque de Strasbourg.
 

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Émission 3 questions à © RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
3 questions à

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