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Abandon de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes : les réactions des politiques angevins
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Abandon de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes : les réactions des politiques angevins

Un article rédigé par Marie Blatier avec Marion Bastit - RCF Anjou,  -  Modifié le 18 janvier 2018
Le gouvernement a décidé qu'il n'y aurait pas d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. "Déni de démocratie", "fin d'une zone de non-droit"... : les réactions des politiques de Maine-et-Loire.
Le village de Limimbout devra être évacué avant le printemps prochain - RCF Anjou - 2018 Le village de Limimbout devra être évacué avant le printemps prochain - RCF Anjou - 2018

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne verra finalement pas le jour. Le gouvernement l'a annoncé ce mercredi midi à la sortie du Conseil des ministres. C’est donc l’aéroport de Nantes qui sera agrandi, ainsi que celui de Rennes. Les terres de Notre-Dame-des-Landes retrouveront quant à elles leur usage agricole. Les occupants illégaux de la Zad devront quitter les lieux avant le printemps prochain, sous peine d’être expulsés de force. Ces annonces ont suscité les réactions des politiques de Maine-et-Loire.
 

Un déni de démocratie selon certains

Tous s’accordent sur un point : il était temps qu’une décision soit prise dans ce dossier, qui date de plus de 50 ans. Sur le fond, seuls les élus En Marche saluent cet abandon. 
A droite, Christian Gillet « regrette » une décision « contraire au choix démocratique de la population et des élus locaux, aux décisions de justice ainsi qu’à la parole présidentielle ». Le président du Conseil départemental juge que l’agrandissement de l’actuel aéroport de Nantes « n’est pas à la hauteur des enjeux ».
Pour le chef de file angevin du parti communiste,  « la non-prise en compte d'une consultation démocratique trahit l'autoritarisme de l'exécutif ». Alain Pagano estime que « cela détruit la confiance de nos concitoyens dans la prise en compte de [leur] parole ». 
 

Un abandon reconnu selon d'autres

Christophe Béchu, lui, « prend acte » de cette décision. Le maire d’Angers appelle maintenant à une évacuation rapide de la Zad, car « il ne saurait y avoir de zones de non-droit dans notre pays », martèle-t-il. Pour lui, l’aéroport d’Angers-Marcé, comme celui de Rennes, pourrait aussi prendre sa part du trafic aérien du Grand Ouest.
Quant au maire de Cholet, c’est sur Twitter qu’il réagit à cette annonce. « Démocratie bafouée, République en deuil », a twitté Gilles Bourdouleix. Il conclut : « Le quinquennat de Macron s'achève aujourd'hui. Désormais, l'Etat n'a plus ni autorité ni crédibilité. »
Enfin, Matthieu Orphelin, le député En Marche de Maine-et-Loire, proche de Nicolas Hulot, salue bien sûr cet abandon. Pour lui, il ne doit pas y avoir d’évacuation violente de la Zad. « Mieux vaut se laisser deux ou trois mois pour le faire dans le calme, dit-il, plutôt que d’avoir un mort à Notre-Dame-des-Landes. »

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