A Strasbourg, le TNS développe de nouvelles mesures d'inclusivité à la rentrée
Caroline Guiela Nguyen, directrice du théâtre national de Strasbourg (TNS) a présenté le 3 juin 2026 la saison prochaine de l’institution. Engagée dans une démarche d’accessibilité, elle propose plusieurs nouveautés afin de permettre une plus large mixité des publics.
DR TNS / Caroline Caroline Guiela Nguyen, directrice du théâtre national de Strasbourg (TNS) Que ce soit dans l’attention portée à la part de femmes metteuses en scène, les thèmes traités dans les pièces ou le public qui les regarde ; Caroline Guiela Nguyen a à cœur de faire entrer le monde entier dans son établissement. Pour le moment, le pari semble tenu puisque cette année, plus d’un tiers des spectateurs du Théâtre National de Strasbourg (TNS) avaient moins de 28 ans et trois fois plus de bénéficiaires des minimas sociaux ont passé les portes de ce théâtre public. Afin de poursuivre cette démarche, le TNS compte innover à la saison prochaine.
Décrire pour mieux voir
Dès la rentrée, “Souffleur d’images”, un dispositif gratuit à destination des personnes non-voyantes ou ayant une déficience visuelle, sera mis en place. Il permet aux personnes concernées de suivre les représentations à coté d’un bénévole. Ce dernier décrit l’oeuvre en direct à l’oreille du spectateur.
Pour en bénéficier, il faudra néanmoins savoir anticiper. Les intéressés devront acheter leur place à la billetterie du TNS et préciser avoir besoin d’un souffleur d’images. Au moins deux semaines avant la représentation, elles devront contacter le service au téléphone ou par mail* . Un bénévole prendra alors contact avec le bénéficiaire quelques jours avant la représentation.
Le retour des spectacles dans ta langue
En 2025, le TNS inaugurait avec le soutien financier de la fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale et les traducteurs de Migrations Santé Alsace, les “spectacles dans ta langue”. Les pièces sont surtitrées afin d’encourager les personnes allophones à y assister. L’an prochain, le modèle perdure mais avec un nombre réduit de langues. Sur les douze disponible auparavant, il n’y en aura plus que sept : albanais, arabe, arménien, dari, géorgien, turc et ukrainien. Il s'agit des langues des communautés allophones les plus représentées à Strasbourg.
Une idée que justifie par une volonté de créer un “parcours de spectateur’’ plus fort. “Le concept des spectacles dans ta langue, ce n’est pas juste d’afficher un sur titrage, c’est un outil pour toucher des communautés, rappelle Caroline Guiela Nguyen. On a décidé de réduire le nombre de langues pour passer plus de temps avec elles”, soutient la directrice du théâtre. Cette première édition a permis à chaque langue d'avoir une unique représentation dédiée. L'an prochain, plusieurs spectacles seront dédiés à la même langue.
*Le service Souffleurs d’image du TNS est joignable au 06 40 65 69 38 ou par mail au souffleursdimages@souffleursdesens.org


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