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A la Catho d'Angers, un changement de logiciel perturbe la rentrée
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A la Catho d'Angers, un changement de logiciel perturbe la rentrée

Un article rédigé par Marion Bastit - RCF Anjou, le 19 septembre 2022  -  Modifié le 19 septembre 2022
Reportages A la Catho d'Angers, un changement de logiciel perturbe la rentrée

Deux semaines après la rentrée, les étudiants de l'Université catholique de l'Ouest (UCO) attendent toujours leur planning du semestre. Certains ont leur emploi du temps la veille pour le lendemain. En cause, la mise en place d'un nouveau logiciel. Dix enseignants ont déjà jeté l'éponge faute de visibilité.

L'Université catholique de l'Ouest (UCO) accueille plus de 7 000 étudiants sur son campus d'Angers. ©RCF Anjou L'Université catholique de l'Ouest (UCO) accueille plus de 7 000 étudiants sur son campus d'Angers. ©RCF Anjou

A l’Université catholique de l’Ouest (UCO), un changement de logiciel perturbe la rentrée. Le nouveau logiciel est censé générer les emplois du temps des 7 000 étudiants du campus d’Angers, mais son usage s’avère plus compliqué que prévu.

 

Deux semaines après la rentrée, une partie des élèves attendent toujours d’avoir leur planning du semestre, leurs enseignants aussi. La direction estime qu’il va falloir attendre encore quatre semaines pour que tout rentre dans l’ordre.

 

Une rentrée chaotique

 

Pour Paul, étudiant en première année de psychologie, la rentrée a été compliquée. « Notre emploi du temps qui était affiché dans la salle n’était pas le même que celui qu’on avait en ligne, raconte-t-il. Je me suis vu arriver dans des salles qui n’étaient pas les miennes, et arriver en retard le temps de retrouver la bonne salle. »

 

Pour Enora aussi, les premiers jours ont été un peu chaotiques. « Dans ma promo, il y a des gens qui n’avaient pas leur emploi du temps alors que d’autres l’avaient, témoigne cette étudiante en première année d’histoire de l’art. Aujourd’hui j’ai cours mais je n’ai pas la salle, donc je vais devoir aller me renseigner auprès de la responsable de formation. »

 

Si elle dit connaître son planning à trois semaines, ce n’est pas le cas de Méline, qui rentre en licence d’information et communication. « On n’a pas d’emploi du temps fixe, déplore-t-elle. Par exemple, pour la semaine prochaine, on ne sait pas encore nos horaires ni rien, donc c’est un peu la galère, surtout pour les transports. Comme je n’habite pas à Angers, je dois me caler avec les horaires de bus. »

 

Planning la veille pour le lendemain

 

Pour le directeur du campus d’Angers Bruno Pelluau, il y aurait deux causes à ce problème : des bugs du logiciel, qui n’auraient pas pu être décelés avant le lancement, et des difficultés liées au temps nécessaire au personnel pour apprendre à se servir de ce nouveau logiciel.

 

Il assure cependant que toutes les filières ne sont pas touchées de la même manière par ce problème de plannings : plus il y a d’étudiants et d’options à gérer, plus le logiciel peine à produire les emplois du temps

 

« Nous avons une grande hétérogénéité, souligne-t-il. Certaines formations sont déjà quasiment planifiées sur le semestre, et pour d’autres, au contraire, on planifie à très très court terme, voire du jour pour le lendemain, et je suis bien conscient que, pour tous, ce n’est vraiment pas une situation confortable. »

 

Dix enseignants jettent l'éponge

 

C’est notamment le cas pour les élèves qui travaillent en parallèle de leurs études et ont donc besoin d’avoir leur planning à l’avance, mais aussi pour les enseignants. Dix contractuels ont ainsi renoncé à venir donner leurs cours, « faute de visibilité sur leur emploi du temps », d’après Bruno Pelluau.

 

« Les étudiants n’ont pas pu avoir cours avec ces enseignants, ce qui est très regrettable, déplore le directeur du campus d’Angers. Evidemment, les responsables de formation cherchent des solutions : soit nous reprogrammons ces cours ultérieurement, soit nous cherchons d’autres enseignants. »

 

Tous les contrats faits à la main

 

En plus des plannings, l’édition des contrats ne fonctionne pas non plus, toujours à cause d’un bug du nouveau logiciel. L’UCO doit donc faire ses contrats à la main. Il y en a 60 à faire rien que pour le mois de septembre. Sur l’ensemble de l’année, le campus d’Angers emploie 1 200 enseignants contractuels.

 

Quant aux rumeurs comme quoi les frais de scolarité n’auraient pas pu être encaissés à cause du changement de logiciel, le directeur du campus assure que ce n’est pas le cas. Le manque à gagner serait énorme : à la Catho, les étudiants paient en moyenne 4 600 euros pour une année de licence, sachant que le prix dépend des revenus de leur famille.

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