A Issoire, le spécialiste de la construction modulaire BCM présente une gamme dédiée à l’habitat
Ces dernières années, l’entreprise Bâtiments constructions modulaires (BCM) s’est imposée comme un acteur majeur sur le marché de la construction hors site. Un marché en plein essor qui, en cette année 2026, met le cap sur le logement.
André Mercier est entré dans la société en 2010, avant d'en prendre la co-direction 7 ans plus tard © RCFDepuis la reprise de l’entreprise en 2017 par André Mercier et deux associées, BCM a connu une forte expansion. « Nous sommes passés de 17 à 43 salariés », indique le dirigeant. L’activité s’appuie sur deux sites en Auvergne (Issoire et Sainte-Florine) et rayonne bien au-delà : « 80 % de notre marché se situe à trois heures autour d’Issoire, mais nous intervenons partout en France ».
Son créneau d’activité, la construction modulaire. « Quand on parle d’algéco, les gens situent tout de suite mieux de quoi on parle », sourit André Mercier. Fabriquer des bâtiments en usine, puis les livrer, pré-assemblés. Un principe encore méconnu du grand public, mais qui recouvre des usages variés : « Ça va du bungalow de chantier, la construction d’une salle de pause, jusqu’à des bâtiments définitifs comme des écoles, des bureaux... »
Portée par la recherche de rapidité et de maîtrise des coûts, la construction hors site séduit de plus en plus. « Notre grande force, c’est la vitesse : 500 m² peuvent être livrés en deux mois », souligne André Mercier. Un avantage non négligeable dans le contexte économique actuel, où l’incertitude freine les velléités immobilières de bon nombre de groupes : « Plus le marché est instable, plus il faut être capable de répondre vite. On peut installer des bureaux en une semaine si besoin », précise André Mercier. Autant d’installations qui grignotent rapidement de la place sur les sites de l’entreprise. Un petit casse-tête organisationnel que la PME tente de gérer au mieux. « Nous avons 6500 mètres carrés sur le site d’Issoire, 7500 sur Sainte-Florine. On doit faire tourner assez vite les stocks et les produits ».

Logement, innovation et intelligence artificielle
En 2026, BCM lance une nouvelle gamme baptisée DESEO, dédiée à l’habitat. « L’objectif, c’est d’adapter notre savoir-faire aux attentes esthétiques du logement », explique le chef d'entreprise. Trois déclinaisons sont proposées, dont une version intégrant des matériaux biosourcés. Autre levier d’innovation : le numérique. « L’IA nous apporte un gain de temps phénoménal pour concevoir et projeter nos bâtiments », confirme André Mercier.
La semaine de 4 jours, un pari réussi
En parcourant à pied le bâtiment d'usine, André Mercier présente l’un de ses soudeurs en poste. Un métier où les tensions de recrutement sont légion depuis plusieurs années. Depuis 2024, l’entreprise est passée à la semaine de quatre jours. Un choix fort : « 98 % des salariés sont satisfaits ». Malgré un surcoût important, estimé à près de 28 % de la masse salariale, le dirigeant assume : « Aujourd’hui, on a des équipes hyper motivées. Et c’est forcément plus facile pour moi de recruter et fidéliser des techniciens soudeurs. Quand ils ont le choix entre deux emplois à salaire égal, ils vont signer chez nous ». André Mercier n’est pas prêt de changer cette organisation du travail, surtout depuis le début de la flambée du prix des carburants : « 4 jours de travail, c’est un jour de moins par semaine où nos salariés sont obligés de prendre leur voiture ».
BCM sera présent lors de la 4e édition du salon Construction N'Tech, organisé par la Fédération française du bâtiment les 24 et 25 avril place de Jaude à Clermont-Ferrand.
