À Clermont-Ferrand, l'ACI veut « construire la paix par la rencontre »
Du 11 au 14 juillet, le Centre diocésain de pastorale de Clermont-Ferrand accueille l'université d'été nationale de l'Action catholique des milieux indépendants (ACI). Après Angers et Lille, ce rendez-vous annuel réunit membres du mouvement et participants extérieurs autour d'un thème particulièrement d'actualité : « Construire la paix par la rencontre ».
L'université d'été débute ce samedi 11 juillet au Centre diocésain de pastorale de ClermontCe jeudi 9 juillet, Bernard Pinson, membre du bureau national de l’ACI, était l’invité de la matinale des antennes RCF en Auvergne. L’occasion, dans un premier temps, de rappeller la vocation du mouvement, héritier de la tradition de l'Action catholique. « La foi ne se vit pas à l'écart du monde. Elle est au cœur des réalités du quotidien, là où les femmes et les hommes exercent leurs responsabilités ». L'ACI propose à ses membres de relire leur vie familiale, professionnelle ou associative à la lumière de l'Évangile afin de « traduire cette foi en engagement au service du bien commun ».
L’ACI rassemble aujourd'hui près de 6 000 membres répartis en 700 équipes à travers la France. L'université d'été, lancée en 2022, répond à une volonté d'ouverture. « Il était important pour le mouvement de s'ouvrir à l'extérieur et d'inventer des formats différents », explique Bernard Pinson.
La paix se construit sans cesse, notamment à travers la rencontre
Le choix du thème de cette édition s'est imposé au regard du contexte international. « La paix n'est pas simplement la fin de la guerre. C'est quelque chose qui se construit sans cesse, notamment à travers la rencontre », souligne-t-il.
Trois grandes tables rondes rythmeront ces quatre jours en Auvergne. La première portera sur les conflits internationaux et les défis du droit international. La deuxième s'intéressera aux inégalités et aux questions de justice, considérées comme des conditions indispensables à une paix durable. Enfin, une troisième abordera les chemins de la réconciliation après les blessures des conflits, avec notamment le témoignage d'une Syrienne ayant vécu la guerre.
Au-delà des conférences, les participants seront invités à échanger en petits groupes afin de réfléchir à leur propre engagement. « Il ne s'agit pas seulement de réfléchir intellectuellement à la paix, mais de voir comment chacun peut devenir artisan de paix dans sa famille, son travail, ses engagements associatifs ou citoyens », insiste Bernard Pinson. Une invitation, finalement, à faire de la rencontre un levier concret pour renforcer le dialogue et le bien commun.


Chaque jour à 6h35 et 7h33, rencontre avec un acteur auvergnat qui fait l'actualité.
