1er mai : la proposition de loi de Nicole Dubré-Chirat reportée
Les syndicats ont obtenu le report de la commission mixte paritaire sur la proposition de loi de la députée du Maine-et-Loire. Ce mardi 14 avril, le gouvernement a repoussé la date. Impossible de l’adopter avant le 1er mai, et son avenir reste incertain.
Les boulangers ne pourront pas faire travailler leurs salariés ce vendredi 1er mai @PixabayC’est un coup d’arrêt pour Nicole Dubré-Chirat et les boulangers. Le gouvernement a annoncé, mardi 14 avril, le report à une date inconnue de la commission mixte paritaire chargée d’examiner son texte sur le travail en boulangerie le 1er mai.
Une opposition forte
Depuis son dépôt, la proposition suscite une vive opposition des syndicats et d’une partie de la gauche, qui a déposé plus de 200 amendements.
La députée du Maine-et-Loire évoque une opposition « idéologique » et regrette que le texte ait été rejeté sans examen détaillé. Elle assure qu’il visait seulement à permettre le travail « sur la base du volontariat ».
Colère des boulangers
Du côté des artisans, la déception est aussi forte. Patrice Bernard, président de la Fédération des boulangers du Maine-et-Loire, dénonce des situations incohérentes : certaines boulangeries doivent fermer le 1er mai, quitte à désorganiser le travail des équipes. « Là, je vais devoir fermer vendredi, rouvrir samedi pour finalement fermer à nouveau dimanche. »
Il rappelle aussi un changement récent dans l’application de la loi : ouvrir ce jour-là expose à une amende pouvant atteindre 750 euros par salarié.
Une règle floue
En cause : la notion de « continuité de service », qui permet à certains commerces d’ouvrir, sans liste clairement définie. « Les fast-food peuvent ouvrir, mais pas les boulangeries », déplore Patrice Bernard, qui demande une clarification. Il estime que si les règles doivent être les mêmes pour tous, alors les fast-food devraient eux aussi fermer ce jour-là.
Un symbole pour les syndicats
Voilà au moins un point sur lequel les syndicats sont d'accord : « Les fast-food, ce n’est pas une entreprise vitale, ils devraient être fermés aussi. Une journée par an, ce n’est pas la fin du monde, » abonde Claude Rannou, membre du bureau de la CGT du Maine-et-Loire.
Néanmoins, les organisations syndicales, saluent ce report. Pour la CGT, le 1er mai reste « une conquête sociale forte » qu’il ne faut pas remettre en cause. Ils disent rester vigilants quant à la suite des événements.
