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Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.

Un regard chrétien sur le monde

Un regard chrétien sur le monde que portent les chroniqueurs bénévoles de RCF Lorraine, laïcs et/ou engagés en Église.

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Episodes

  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    4 février 2026

    Rystad-Energie montre la dure réalité du pétrole surtout pour l'UE

    5 min
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    D'après une publication récente de Rystad Energy, l'entreprise la mieux renseignée en matière de réserves pétrolières, il s'avère que les réserves de pétrole connues recouvrent au mieux les prochaines 14 années... Puisque les pays exportateurs consomment la moitié de la production mondiale, il ne restera que peu de pétrole pour les pays importateurs à partir de 2040. Les Européens devraient donc prévoir d'importants changements économiques et sociaux, qui ne se feraient pas sans changement de valeurs.

    Chronique signée Peter Strack.
    Droits image: Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    9 octobre 2026

    Actualités de Saint François d'Assise

    5 min
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    Ce week-end des 3 et 4 octobre, les fraternités franciscaines célébraient avec bien d’autres le 8ième centenaire de la mort de Saint François ou, plus exactement, le 8ième centenaire de son passage de la vie terrestre à la vie éternelle.
    Ce saint du 13ième siècle aurait-il donc encore quelque chose à nous dire pour notre temps ? Parmi bien des épisodes relatés tant par lui-même que par ses biographes, trois peuvent être évoqués de façon à en tirer un enseignement pour aujourd’hui : Le baiser au lépreux, le loup de Gubbio, la rencontre avec le sultan.

    Le baiser au lépreux d’abord. Comprenant ce qu’il y a d’éphémère dans sa quête de gloire, après qu’il ait désiré devenir chevalier, François rencontre un lépreux sur sa route. A l’époque, les personnes atteintes de cette maladie sont exclues de toute vie en société. Elles perdent tous leurs droits, doivent résider en des lieux éloignés et utiliser une crécelle pour avertir d’éventuels passants de leur présence et éviter ainsi tout contact. François n’échappe pas à cette représentation cruelle, mais, rencontrant un lépreux sur sa route, il va descendre de son cheval pour l’embrasser. Alors, dit-il dans son testament, « ce qui me paraissait extrêmement amer se changea pour moi en douceur de l’esprit et du corps ».
    Qui sont donc ces « lépreux » aujourd’hui ? Ceux qui nous semblent les plus étrangers ou les plus repoussants. Comment « descendre de cheval » et abandonner ce sentiment de supériorité, qui nous condamne à les fuir ou simplement les abandonner à leur sort ? Que veut dire « les embrasser » en étant persuadés que ce qui « est amer » se changera en « douceur de l’esprit et du corps » ?

    Le second épisode est celui du loup de Gubbio. Le narrateur rapporte que, dans cette ville, il y avait « un grand loup affamé, méchant et féroce, qui dévorait les animaux et s’attaquait même aux gens ». Lassés, les habitants « voulurent se débarrasser » de l’animal et demandèrent à François de les aider. Celui-ci alla donc trouver le loup et lui dit « je comprends que les gens de Gubbio te détestent, mais je sais que c’est la faim qui t’a poussé à commettre ces crimes. Je veux donc faire la paix entre toi et ces gens ». François conclut alors un pacte : Aux habitants de donner au loup ses moyens de subsistance. Au loup de promettre qu’il ne fera plus de mal à personne. Ainsi fut fait. Les habitants nourrirent le loup et le loup demeura paisible. Chacun fut ainsi rétabli dans son droit.
    Ce que François enseigne par cette anecdote est qu’il ne peut y avoir de paix sans justice. Qu’il s’agisse de conflits entre nations ou entre individus, il ne peut y avoir de paix si l’un des protagonistes est lésé dans ses besoins ou dans ses droits. Il importe donc d’abord de s’écouter pour repérer ce que réclame l’autre, puis de s’interroger sur le compromis à trouver pour rétablir la paix, car une paix obtenue au terme d’un rapport de force ne peut jamais être une paix durable.

    Le troisième épisode enfin fut celui de la rencontre, en 1219, entre François et le sultan, alors en guerre contre les croisés. François est déjà bien malade et il nous est dit « qu’il s’exposa alors avec constance à de nombreux périls ». Mais, loin de le faire périr, le sultan l’écouta volontiers et « l’invita avec insistance à prolonger son séjour ».
    Souvent une cause, aussi belle soit-elle, nous semble perdue d’avance. Peut-être aussi avons-nous peur d’«affronter», à la soutenir, « de nombreux périls ». Mais la proclamer ou la défendre avec douceur, humilité et bienveillance permet d’entrer en relation avec l’autre. Même si les différents n’en sont pas atténués, au moins est-il alors possible d’apprécier l’autre dans ce qu’il est dans toute sa profondeur et de le considérer comme un frère.

    Homme du 13ème siècle, St François d’Assise nous invite ainsi, là où nous sommes, à être semeurs de paix et de fraternité pour les hommes d’aujourd’hui.
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    7 octobre 2026

    Le pape et la loi sur l'aide à mourir

    4 min
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  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    6 octobre 2026

    Les racines de l'Europe et les racines de notre humanité

    5 min
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    Il y a 8 jours, le pape Léon XIV était à Metz, en terre on ne peut plus européenne, pour la journée la plus politique de son voyage - politique au sens noble du vivre ensemble. La rencontre interreligieuse, entre autres, fut très importante pour que le pape ne soit pas enrôlé dans un combat qui n’est pas le sien, une chrétienté excluante qui est une trahison du message évangélique et de Jésus.
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    5 octobre 2026

    Attendre...

    4 min
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    File d’attente, salle d’attente, attendre un bus, attendre une visite, attendre un résultat, un évènement. L’attente est omniprésente et multiforme dans notre vie. Dans quel état sommes-nous dans de telle situations. L’attente est source de diverses émotions, elle peut nous rendre actif.

    Vendredi 15h, c’est la foule sous la tente du Livre sur le Place en quête de « l’auteur » préféré. De longues queues se créent. Je rencontre deux jeunes, livres à la main, tout joyeux. Ils ont obtenus ce qu’ils sont venus chercher, la dédicace de l’auteure admirée. Je les félicite. « Combien de temps avez-vous attendu dans la file d’attente ? ». Et eux de me répondre, joyeux : «  Trois heures. Nous étions les premiers depuis midi. Mais on y tenait ! »
    On peut imaginer que le temps d’attente fut pour eux un parcours physique et mental. Physique car marquant le corps en situation statique et fatigante ; mental par la perspective de la joie finale : les quelques échanges avec l’écrivaine et la trace que celle-ci laissera sur la page blanche, marque d’une moment vécu de façon extraordinaire.

    L’attente est l'expérience vécue du temps qui s'écoule avant qu'un événement ne se réalise. La perception de ce temps est primordiale ; il paraît souvent plus long lorsque l’attente est passive et accompagnée d'incertitude.
    Cependant elle est aussi une représentation mentale d'un événement futur et l'état psychologique d'anticipation. C’est pourquoi on la range dans la catégorie des émotions. Elle peut générer de l'impatience. N’oublions pas le lien entre patience et passion, les deux dérivés d’un mot latin qui désigne la souffrance : la passion amoureuse qui ronge l’individu ou… la passion du Jésus-Christ. C’est aussi l’état d’esprit de l’étudiant qui attend les résultats de Parcours Sup !

    L’impatience peut générer la déception lorsque l’on devance l'événement on prévoit mieux que ce qui se réalise. Des attentes non comblées ou trop élevées génèrent de la frustration. Le cadeau que l’enfant attend pour Noël peut la provoquer. Ou l’attente d’un visiteur qui ne vient pas ou qui ne viendra jamais afin de rompre la solitude non voulue.

    Mais il existe des attentes patientes. Revoyons ces reportages qui montrent les foules attendant la pape Léon XIV dans ses déambulations ou à la Concorde à Paris ou bien à Metz. Des heures et des heures d’attente, une foule joyeuse, bigarrée. Peut-être ce sont les enfants qui furent les plus impatients que cela se termine, en touts cas pas les jeunes car ils n’attendaient pas seuls et leur attente s’est déroulé comme une fête continue.

    En effet l'état d'esprit tourné vers l'avenir, qui mêle l'espoir, le désir ou la prévision d'un résultat peut « répondre à l'attente » et être source de joie. C’est l’attention qui compte. Il est possible de reprendre le contrôle de notre attention et nous focaliser sur notre propre vie plutôt que sur un résultat extérieur ; ramenez notre esprit à l'ici et maintenant au lieu d'anticiper un événement ou un message qui ne dépend pas de nous. Un psychologue allemand du début du XXè siècle écrivait : « Nous ne sommes jamais attentifs au présent, mais à la chose à venir. » Une bonne manière de développer notre attention, d’appréhender l’inattendu et de gommer l’illusion, est d’être actif. Comment être actif dans l’attente ? Par la prise d’initiatives pour nos propres projets, par la redéfinition de notre rapport aux autres, par l’appréciation de la valeur d’attendre ensemble. Dans son attente, la future maman partage avec son époux la joie anticipée de la naissance...
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    1 octobre 2026

    "Au secours, je me sens seul : y a t-il quelqu'un ?"

    3 min
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    30 septembre 2026

    Canicules à répétition : quelle leçon retenir ?

    5 min
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    Une température de 50°C à Paris, ce n'est pas une question du si, mais du quand ! En 2021, près de Vancouver au Canada, la température a atteint 49°C. Avec de telles températures, l'adaptation est difficile pour les humains et encore plus difficile pour l'agriculture. Au fond, depuis le jardin d'Éden, les humains sont devant le choix entre la vie et le pouvoir, entre l'arbre de vie au centre du jardin et le pouvoir d'une divinité proposé par le serpent. Dieu propose la vie, les énergies fossiles nous ont donné assez de pouvoir pour détruire beaucoup de vie. Quelles sera notre choix ?
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    29 septembre 2026

    L'automobilité aujourd'hui

    4 min
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    Le moteur au service de l'Homme mais pas sans conséquence.
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    28 septembre 2026

    La finance solidaire : donner du sens à son argent

    4 min
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    25 septembre 2026

    Quelles sont (véritablement) les aides sociales accordées aux étrangers ?

    5 min
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    Selon un récent sondage, paru il est vrai dans un média relayant souvent les analyses de l’extrême droite, 73% des français souhaitent la suppression des aides sociales versées aux étrangers. Il est dès lors assez probable qu’une grande majorité ignore ce qu’il en est, car sans doute leur suffit-il de croire ce que certains affirment : Les étrangers cumuleraient les aides et seraient au mieux des nantis, au pire des parasites, qu’il conviendrait d’expulser.

    Reprenons donc les choses de façon un peu précise. Ne sont pas ici concernées les aides bénéficiant aux citoyens européens ou aux réfugiés, c’est-à-dire ceux reconnus comme étant persécutés dans leurs pays d’origine, puisque ces aides sont régies par des conventions internationales. Par contre, il convient d’examiner les conditions dans lesquelles des étrangers hors UE bénéficient des aides au logement, des allocations familiales, du revenu de solidarité active, de la prime d’activité, de la prise en charge des soins médicaux ou chirurgicaux.

    Par principe, tout étranger, arrivé en France sans être muni d’un visa long séjour, ne peut en aucun cas prétendre à une aide sociale quelconque, puisque le droit de séjourner durablement en France ne lui est pas reconnu. Seuls sont pris en charge ses soins médicaux ou chirurgicaux urgents et nécessaires au titre de l’aide médicale d’état, dont le coût, pour le contribuable, représente moins de 0,5% du budget de l’assurance maladie. Les médecins d’ailleurs pointent unanimement le risque d’épidémies se propageant à toute la population française s’il n’en était pas ainsi.
    Ne peuvent donc bénéficier des APL ou des prestations familiales que les étrangers disposant d’un titre de séjour leur permettant de travailler. Pour y prétendre, il leur faut démontrer d’abord qu’ils sont présents en France de façon ininterrompue depuis au moins 5 ans, puis apporter la preuve qu’ils peuvent immédiatement travailler dès l’obtention du titre. Dès lors, les employeurs et eux-mêmes cotiseront aux régimes de protection sociale et c’est le paiement de ces cotisations qui ouvrira leurs droits aux APL et aux allocations familiales. Encore faut-il noter que, pour les allocations familiales, seuls seront pris en compte les enfants nés en France et non ceux nés à l’étranger.
    Enfin ne peuvent bénéficier du RSA que les étrangers possédant un titre de séjour depuis au moins 5 ans. C’est dire que là encore le revenu de solidarité active ne peut être perçu qu’en contrepartie des cotisations qu’ils ont versées aux régimes de protection sociale.

    Les étrangers ne sont donc pas des parasites. L’équipe d’accompagnement des exilés du Secours Catholique à Nancy témoigne d’ailleurs que, le plus souvent, ils se trouvent privés de certains droits, faute de les connaitre ou de ne pas savoir comment remplir en ligne des imprimés complexes. La réalité est donc celle-ci : Supprimer les aides sociales aux étrangers ne générerait pas les milliards d’euros d’économies tant annoncés par ceux qui font des étrangers les boucs émissaires de nos difficultés. Ce n’est là que supercherie et balivernes !

    Cette question cependant montre bien notre propension à soutenir parfois des thèses sans en comprendre les enjeux. Gardons-nous donc de ce que veulent nous faire croire les réseaux sociaux ou les médias que possèdent des milliardaires voulant nous entraîner dans de funestes projets. L’information objective et impartiale existe. Il suffit de vouloir la chercher.
    A l’approche de la campagne précédant l’élection présidentielle, la paresse nous est donc interdite. Car si, le moment venu, nous n’opérons pas des choix éclairés, il sera vain de prétendre ensuite que nous ne savions pas.
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    24 septembre 2026

    L'enthousiasmante visite du Pape en France

    4 min
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    23 septembre 2026

    Comme l'arbre au bord du ruisseau (rediffusion)

    4 min
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    22 septembre 2026

    Aux frontières de notre humanité

    5 min
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    21 septembre 2026

    Une rentrée sous le signe de la Création

    3 min
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    Une chronique de Sylvie Mulic, engagée au CCFD-Terre Solidaire.
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    18 septembre 2026

    Été 2026, vivent les glaces !

    4 min
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    17 septembre 2026

    Un mois de septembre bien chaud : l'urgence climatique

    3 min
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    16 septembre 2026

    Réchauffement climatique : vivre à +4° en France

    5 min
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    Suite aux canicules à répétition cette année, la question de l'adaptation au réchauffement climatique s'impose. Mais s'adapter ne permettra pas toujours aux choses de rester en l'état. Dans le meilleur des cas, s'adapter permettra de sauver l'essentiel de l'existant au prix de gros efforts. Dans les autres cas, notre espèce tentera juste de faire avec une perte irrémédiable de fôrets, de cours d'eau, de cultures et d'infrastructures. Il faut donc faire les meilleurs choix avec une vision large des solutions. Pour commencer, il faut préférer la vie au pouvoir donné par les machines.
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    15 septembre 2026

    Le Temps pour la Création

    5 min
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    Francis Martin est ambassadeur Église Verte pour la Meurthe-et-Moselle. Il nous invite au Temps pour la Création, cette période oeucuménique annuelle célébrée du 1er septembre au 4 octobre 2026 par les communautés chrétiennes, pour prier, air ensemble et sensibiliser au soin de la maison commune et de l'environnement.
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    11 septembre 2026

    Quel été !

    5 min
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    Nous avions pris l’habitude que l’été soit propice au ressourcement. Or, au terme de celui qui s’achève, beaucoup d’entre nous se retrouvent abattus.

    Les températures extrêmes ont ainsi affecté les plus fragiles, nos ainés d’abord, surtout lorsqu’ils étaient isolés, mais aussi tous ceux que notre société ne veut plus voir : les personnes handicapées, les familles à la rue, les détenus devant s’entasser dans des cellules exigües, où les températures excédaient 40° jour et nuit.
    Nous avons dès lors beaucoup entendu ceux réclamant une climatisation à outrance des lieux de vie. Mais serait-ce sérieux de nous contenter de palliatifs, alors que ce sont nos modes de construction, de production et de consommation qu’il nous faut revoir en profondeur ?
    La sécheresse qui en a découlé en montre bien l’urgence, affectant les terres et mettant à mal tout un pan de notre agriculture et donc de notre alimentation future.
    Nous avons enfin assisté à la propagation de feux dévastateurs, que des pompiers épuisés peinaient à maîtriser, contraignant des milliers de personnes à quitter leurs domiciles.
    Ce que les scientifiques annonçaient depuis des années s’est donc produit et nous ne pouvons plus faire preuve de cécité.

    En même temps, la France paraît plus fracturée que jamais. Les marchands de haine et de violence nous fabriquent des ennemis supposés. D‘autres veulent nous faire croire que le pays est au bord de la déroute. D’autres encore n’ont d’autre proposition que de sortir de l’état de droit, c’est-à-dire d’un régime où les juges sanctionnent les manquements à la loi, que plus de deux siècles ont contribué à construire. Une trentaine de candidats se bousculent ainsi aux portes de l’élection présidentielle dans une cacophonie rendant tout discours censé pratiquement inaudible.
    Pendant ce temps s’amplifie le chaos du monde. Drones et missiles s’abattent de plus en plus sur des populations terrifiées. En vertu de la loi du plus fort, des populations sont chassées de leurs terres. Des contrôles et des barrières s’élèvent partout au nom de peurs entretenues par les extrémistes et les réseaux sociaux.

    Oui, mes amis, quel été que celui qui nous laisse ainsi effondrés ! Mais avons-nous perdu pour autant toute raison d’espérer ? Certes non ! L’été s’est d’abord ouvert avec la parution de l’encyclique « magnifique humanité », où notre pape Léon, s’appuyant sur la doctrine sociale de l’église, rappelle, de façon sublime, qu’à l’ère du numérique, il nous incombe de promouvoir la vérité, la dignité humaine, la justice sociale et la paix.
    Puis, lors des épisodes caniculaires, nous avons vu se manifester une solidarité qu’à tort nous pensions perdue. Des milliers de personnes se sont ainsi mobilisées pour venir en aide aux pompiers, ainsi qu’aux personnes sinistrées, ne comptant ni leur temps, ni leur peine.
    Cet été aussi ont été organisées 750 grandes tablées fêtant les 80 ans du Secours Catholique. 66000 bénévoles et personnes en précarité ont ainsi démontré les bienfaits que procure une fraternité en action au service du bien commun.
    Enfin, nous voyons les foules affluer pour assister à l’un ou l’autre événement organisé à l’occasion de la venue du pape Léon en France, témoignant ainsi de l’actualité de l’Evangile dans nos vies.

    Le dernier mot de cette chronique sera donc laissé à notre pontife qui, en mars dernier, souhaitait « que chaque parole bienveillante, chaque geste de réconciliation et chaque choix de dialogue soient les semences d’un monde nouveau !»
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    10 septembre 2026

    l’Europe qui change... mais comment ?

    4 min
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    Une chronique de François Longeron, pasteur itinérant de l'Église évangélique.
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    9 septembre 2026

    Discours de la servitude

    5 min
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    Ceux qui votent contre moi en subiront les conséquences, y compris au niveau des primaires. C'est la menace proférée par Donald Trump contre les rares élus républicains qui ont osé se joindre à l'opposition démocrate, notamment lors du vote sur les droits de douane. La très grande majorité s'est inclinée y compris des parlementaires qui reconnaissent en offre le caractère désastreux de la politique menée par trump et redoutent une défaite sévère lors des prochaines élections de mi-mandat Soumission volontaire donc dans une démocratie où s'opposer à Trump ne coûte que le risque pour ceux qui le prennent de ne pas être réélu, alors qu'une opposition collective des élus républicains pourrait neutraliser au moins en grande partie son pouvoir de nuisance.

    Il y a là un exemple caricatural de ce qu'Étienne de la Boétie, jeune écrivain humaniste, ami de Montaigne, avait décrit dans le discours de la servitude volontaire, rédigé en 1576 alors qu'il était âgé de 18 ans. Consentement volontaire, soumission à un tyran. Trump est un tyran, même si les États-Unis sont encore une démocratie avec des contre-pouvoirs, justice, presse, élus démocrates qui tentent de lui résister. Pour la Boétie, les peuples eux-mêmes, en l'occurrence les élus républicains au Congrès des États-Unis, sont responsables de leur servitude, car ils la favorisent par leur passivité, leur complicité. Ils estiment que les tyrans sont généralement en réalité faibles et qu'il suffit, je cite, « que le pays ne consente à sa servitude ». Les recommandations qu'il fait pour cela peuvent aujourd'hui se traduire par « exercer une résistance passive ». La Boétie a pourtant écrit à une époque où il était dangereux de s'opposer au monarque et où les protestations fréquentes, notamment des paysans, dégénéraient en révolte, faute d'obtenir satisfaction et étaient réprimées dans le sang. On peut faire le même constat aujourd'hui. Qui imagine les peuples chinois ou nord-coréens s'opposer ainsi à des régimes impitoyables ? Les Russes qui ont protesté contre l'invasion de l'Ukraine sont emprisonnés, en exil ou ont été assassinés. Les citoyens ordinaires préfèrent faire semblant de croire les mensonges de Poutine. Combien d'autres exemples ! Ce refus de la servitude volontaire est en revanche possible dans nos démocraties. C'est leur faiblesse, mais aussi leur force. Des tyrans modernes, nous en observons dans le monde politique. Dans le monde du travail, dans le monde associatif, y compris chrétien, dans nos églises. C'est plus difficile à admettre pour nous précisément les chrétiens. La cupidité, le goût du pouvoir aussi, ou peut-être davantage encore, conduisent à des abus contre lesquels il est souvent difficile de lutter. Je cite encore la Boétie, « La faiblesse d'entre nous est telle qu'il faut souvent que nous obéissions à la force. » Des discours pervers entretiennent cette soumission, utilisent pour cela un procédé très efficace, la culpabilisation. On peut être accusé de ne pas être un bon patriote, de discréditer son administration, de fragiliser son entreprise, son association, son église, etc. Qui n'a pas vécu ou été témoin de ces procédés. Patrick Goujon, prêtre meusien, victime d'abus sexuels dans son enfance, a eu le courage de témoigner. Dans un remarquable interview Valacroix, il cite son éditrice « Prendre la parole, c'est briser un ordre ». Nous pouvons toutes et tous dans notre vie être confrontés à la nécessité de choisir, accepter de nous taire, de nous soumettre à une forme ou une autre de servitude, et donc cautionner les abus de pouvoir, les discours mensongers qui cherchent à les justifier, ou prendre le risque de parler, nous voir reprocher de briser un ordre et parfois en payer le prix. Lisons le discours de la servitude d'Étienne de la Boétie, lecture un peu ardue, certes, mais quelle lucidité, quelle modernité !

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