
On cherche à comprendre
Une émission de RCF Anjou présentée par Marie Agoyer
Marie Agoyer, accompagnée de Bastien Lallier et de Raphaël de la Croix et d’une bande de débatteurs, invite des experts et des acteurs de terrain pour mieux comprendre la complexité du monde qui nous entoure : agriculture, économie, débats sociétaux, consommation,
énergie, sport etc. Tous les sujets seront abordés avec prise de recul, analyse, expertise pour accompagner nos auditeurs à mieux comprendre le monde et les questions qu’il porte.
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17 juin 2026L'IA dans le monde du travail... une révolution en cours
L'intelligence artificielle n'est plus une promesse d'avenir. Elle est déjà au travail. Chaque jour, elle aide des salariés à rédiger des mails, des commerciaux à préparer leurs rendez-vous, des recruteurs à trier des candidatures ou des dirigeants à analyser leurs données plus vite. Souvent, sans faire de bruit. Et parfois, sans même que les clients ou les employés ne s'en rendent compte.
Alors, qu'est-ce qui a réellement changé dans les entreprises ? Est-ce une simple évolution technologique ou le début d'une transformation plus profonde du secteur économique qui est en train de se jouer ? Dans cette émission, nous tentons d'analyser ce qui est déjà visible : des usages concrets aux des bénéfices enregistrés en passant par les limites observées. Bref, de la réalité de l'intelligence artificielle dans le monde de l'entreprise. On cherche à comprendre avec Jérémie Bourdillon, dirigeant de l’entreprise Goubard, administrateur de l’UIMM49 et Audric Gueidan, responsable formation IA au sein de Cross Data.Droits image: © RCF Anjou
16 juin 2026On cherche comprendre… l’influence de l’IA sur les relations Hommes/machine
Imaginez un peu : ce soir, vous rentrez chez vous, vous demandez conseil à une intelligence artificielle, elle connaît vos habitudes, détecte votre humeur, vous répond avec empathie… Et vous lui faites confiance. Est-ce encore de la technologie ? Ou déjà une nouvelle forme de relation ?
Chaque jour, nous dialoguons avec des assistants vocaux, des chatbots ou des IA génératives. Et pas seulement au travail. Près de deux Français sur trois y auraient recours dans leur vie personnelle. L’intelligence artificielle nous aide, nous conseille, nous divertit et va même jusqu’à accompagner certains dans leur choix les plus personnels. Mais peut-on faire confiance à une machine qui imite nos émotions ?
Pourquoi s'attache-t-on parfois à un compagnon virtuel ? Comment l'IA transforme notre manière de travailler, de communiquer, mais aussi d'aimer, de croire ou de faire société. On cherche à comprendre avec Laurence Devillers, professeure à la Sorbonne et chercheuse au CNRS, spécialiste des interactions homme-machine et auteure de plusieurs ouvrages sur ce thème dont "Savoir vivre avec l'IA" paru aux éditions Denoël en avril dernier.Droits image: © RCF Anjou
15 juin 2026Magnifica Humanitas : que nous dit le pape Léon XIV sur l'IA ?
Une machine peut-elle nous aider à mieux vivre… sans pour autant nous faire oublier ce qui fait notre humanité ? Depuis quelques années, l'intelligence artificielle déferle dans nos vies… et s'invite partout : dans nos téléphones, nos écoles, nos entreprises, nos hôpitaux. Elle promet beaucoup. Elle inquiète parfois. Et elle soulève surtout des questions qui dépassent largement le cadre de la technique.
C’est pourquoi l'Église catholique a elle aussi décidé de s'emparer du sujet. Non pas pour dire si l'IA est bonne ou mauvaise, mais pour alimenter les débats et réfléchir aux évolutions sociales induites par l’émergence de cet outil. Une réflexion relancée récemment par l'encyclique du pape Léon XIV, Magnifica Humanitas, consacrée à ces nouveaux défis.
Comment faire en sorte que la technologie reste au service de l'homme ? Où placer les limites ? Quelle est la position de l’Eglise sur le développement fulgurant de l’intelligence artificielle ? On cherche à comprendre avec le Père Jean-Baptiste Edart, Doyen de la faculté de théologie de l’Université Catholique de l’Ouest et François Gallon, enseignant-chercheur à l'IRCOM et responsable d'un parcours de formation proposé par le diocèse d'Angers sur la doctrine sociale de l’Eglise.Droits image: © RCF Anjou
11 juin 2026Le modèle économique du Festival de Trélazé est-il a bout de souffle ?
Plus que quelques jours à patienter… Dans deux semaines, le 26 juin précisément, les amoureux de la musique auront l’occasion de s’en donner à coeur joie pour le retour du Festival de Trélazé. Chaque année, le rendez-vous culturel attire des dizaines de milliers de mélomanes. Et les organisateurs en attendent autant cet été pour les 30 ans de l’événement.
Un anniversaire célébré en grande pompe et marqué par la présence - une fois encore - d’invités prestigieux du monde de la scène. De Julien Clerc à Ben Mazué en passant par Hélène Ségara, les groupes Kassav’ et I Muvrini… Il y en aura pour tous les goûts ou presque.
Depuis trois décennies, le festival cultive la diversité et l'éclectisme. Il en a fait sa marque de fabrique. Tout comme la gratuité ! Car pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, assister à un concert de Benjamin Biolay au Parc du Vissoir ou à une représentation de Laurent Voulzy à l’Arena Loire ne coûte rien aux spectateurs.
Par quel prodige ? Sur quel modèle économique audacieux repose ce rendez-vous estival ? Et pourquoi est-il décrié par certains ? On cherche à comprendre avec le maire de la ville depuis 2021, Lamine Naham.Droits image: © RCF Anjou
10 juin 2026Parti de rien, comment le Festival de Trélazé a-t-il pris une telle dimension ?
C’est aujourd’hui un rendez-vous quasi incontournable de la programmation culturelle angevine. Chaque année, le Festival de Trélazé réunit plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’occasion d’une série de concerts éclectiques organisés durant l’été au Parc du Vissoir et à l’Arena Loire.
De Laurent Voulzy à Julien Clerc, en passant par Ben Mazué, Kassa’v ou des artistes de la nouvelle génération comme Mentissa, le plateau de cette 30e édition confirme la notoriété de l’événement qui par le passé a su attirer des stars mondialement connues : Johnny Clegg, Joan Baez, Charles Aznavour, Umberto Tozzi, Bonnie Tyler.
Et pourtant, avant d’en arriver là, l’organisation du festival a connu des débuts très modestes, des doutes et même quelques ratés qui auraient pu la décourager. Mais au contraire. A force de détermination et de pugnacité, les fondateurs de ce rendez-vous culturel ont permis à cet événement de grandir jusqu’à devenir au fil des ans l’un des festivals les plus fréquentés de France.
Parti de rien, ou presque, comment le Festival de Trélazé a-t-il pris une telle dimension en l’espace de trois décennies ? On cherche à comprendre la genèse et le développement de ce grand rendez-vous avec Claude-Henri Sellès, ancien directeur des affaires culturelles de la ville de Trélazé et premier directeur du Festival (1996 - 2017) et Jean-Pierre Pellier, présentateur officiel du festival durant 20 ans (à partir de 2003).Droits image: © RCF Anjou
4 juin 2026On cherche comprendre… la pluralité des visages du protestantisme aujourd’hui
Quand on évoque le protestantisme, de quoi parle-t-on exactement ? D’une seule Église ? D’une seule manière de croire ? Pas si simple. Derrière le mot "protestant" se cachent en réalité des sensibilités très diverses : luthériens, réformés, évangéliques, baptistes et bien d’autres encore.
Né au XVI? siècle avec la Réforme, le protestantisme représente aujourd’hui près de 900 millions de fidèles dans le monde. En France, environ 3 % de la population se reconnaît protestante, avec une forte progression des Églises évangéliques ces dernières décennies.
Alors, qu’est-ce qui rassemble ces différentes familles ? Quelles sont leurs spécificités et leurs singularités les unes par rapport aux autres ? On tente d'explorer les multiples visages du protestantisme avec Julien Marié, pasteur évangélique de l’Eglise du Colombier à Angers et Frédérick Casadesus, journaliste dans plusieurs médias protestants.Droits image: © RCF Anjou
3 juin 2026On cherche à comprendre… l’héritage et les apports du protestantisme en France
Quand on parle du protestantisme, on pense souvent à une minorité religieuse. Pourtant, son influence dépasse largement le cadre des temples. En France, les protestants représentent aujourd'hui environ 2 à 3 % de la population. Un petit groupe donc, mais dont l'empreinte sur notre histoire, notre culture, notre système éducatif, notre vie politique et même notre économie est loin d’être négligeable.
Quand on évoque l’héritage protestant, de quoi parle-t-on exactement ? Que reste-t-il aujourd'hui de l'esprit de la Réforme ? Et comment mesurer l'apport du protestantisme à la France et au monde ? On cherche à comprendre avec Didier Poton, Professeur émérite d’histoire moderne, Président de l’association des Amis du Musée Rochelais d’Histoire Protestante et Frédérick Casadesus, journaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur le protestantisme.Droits image: © RCF Anjou
2 juin 2026On cherche à comprendre... Le contenu de la foi protestante
La Bible érigée comme autorité suprême, un culte voué uniquement à Dieu, la sobriété comme modèle de vie… mais au fond, qu’est-ce qu’être protestant aujourd’hui ?
Le protestantisme représente l’une des grandes familles du christianisme. Né au XVI? siècle avec la Réforme, il rassemble aujourd’hui près de 900 millions de fidèles dans le monde. En France, où les protestants représentent environ 2 à 3 % de la population, son histoire a profondément marqué notre culture, de l’épisode des guerres de Religion jusqu’aux débats contemporains sur la liberté de conscience.
Mais que croient réellement les protestants ? Quelles sont les spécificités de leur spiritualité ? En quoi leur approche de la foi diffère-t-elle de celle du catholicisme ? On s'intéroge en compagnie du pasteur évangélique Julien Marié, pasteur de l’Eglise du Colombier à Angers.Droits image: © RCF Anjou
1 juin 2026On cherche comprendre… les origines du protestantisme
Comment une contestation religieuse née il y a plus de 500 ans a-t-elle pu transformer durablement l’histoire de France ? Aujourd’hui, nous remontons au XVI? siècle, à l’époque où les idées de la Réforme, lancées notamment en 1517 par Martin Luther, se diffusent à travers l’Europe et viennent ébranler l’unité religieuse du royaume de France.
Très vite, ces idées trouvent un écho chez des milliers de Français. Leur progression va provoquer des affrontements majeurs, jusqu’aux guerres de Religion, nombreuses entre 1562 et 1598. Pourtant, malgré les persécutions et les répressions violentes, le protestantisme survit et se renouvelle au fil des siècles. Alors, comment les idées de la Réforme ont-elles réussi à s’implanter dans une France pourtant profondément catholique ? Retour sur la genèse du protestantisme avec Didier Poton, Professeur émérite d’histoire moderne et Président de l’association des Amis du Musée Rochelais d’Histoire Protestante.Droits image: © RCF Anjou
27 mai 2026Jours fériés, 35H, retraite... Travaille-t-on suffisamment en France ?
Le joli mois de mai touche bientôt à sa fin… Un mois agréable compte-tenu des nombreux jours fériés qui le composent mais un mois pas toujours très productif aux yeux des entrepreneurs. Surtout une année comme 2026. La fête du travail, la célébration de la défaite de l’Allemagne nazie et le lundi de Pentecôte ont permis aux Français de profiter de longs week-end. Et c’est sans compter ceux qui ont choisi de faire le pont après le jeudi de l’Ascension.
Un calendrier en pointillé qui suscite une question sempiternelle : Avons-nous trop de jours fériés en France ? Sachant que selon l’INSEE, chacun d’eux coûterait autour d’un milliard et demi d’euro à l’Etat. En cette période de tensions extrême sur les finances publiques, les gouvernements successifs et les parlementaires cherchent à relancer le débat. Faut-il supprimer une partie de ces jours chômés ? Devons-nous travailler davantage ?
Pour en débattre, nous recevons David Cayla, économiste et professeur à l’Université d’Angers ainsi que Benoît Lépine, chef d'entreprise angevin et agrégé en économie.Droits image: © RCF Anjou
26 mai 2026On cherche à comprendre… le fonctionnement de la journée de solidarité
Vous faites peut-être partie des courageux qui se sont rendus au boulot hier, lundi de Pentecôte. Travailler un jour férié… sans être payé davantage, drôle d’idée pourrait-on penser. Mais à quoi sert vraiment cette journée dite de solidarité ? Créée après la canicule meurtrière de l’été 2003 en France, elle doit permettre de financer des actions en faveur des personnes âgées et handicapées. Le principe : une journée de travail supplémentaire pour les salariés, sans rémunération additionnelle, en échange d’une contribution versée par les employeurs à l’Etat.
Vingt ans plus tard, le dispositif rapporterait plus de 3 milliards d’euros par an à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Mais sur le terrain, beaucoup de salariés continuent de s’interroger : le lundi de Pentecôte est-il obligatoirement travaillé ? Peut-on poser un jour de congé ? Qui décide ? Et pourquoi certains travaillent quand d’autres restent chez eux ? Car contrairement à une idée largement répandue, le lundi de Pentecôte n’est plus automatiquement la journée de solidarité depuis 2008. Entre accords d’entreprise, conventions collectives et organisations internes, les règles peuvent varier fortement d’un employeur à l’autre. On cherche à comprendre avec Maître Henrik de Brier, avocat en droit du travail sur Angers.Droits image: © RCF Anjou
21 mai 2026Et si nous portions un regard positif sur la vieillesse ?
Ils seront bientôt ? de la population française… Le nombre de séniors de plus de 65 ans va considérablement croître dans les prochaines années. Un constat qui préoccupe les pouvoirs publics qui tardent à prendre le sujet à bras le corps. Dernier exemple en date : le nouveau report en février par le gouvernement de la présentation du très attendu plan “grand âge.” Un plan censé répondre au défi du vieillissement de la population et de la perte d'autonomie pour permettre au pays de mieux encaisser le choc du vieillissement. Car pour beaucoup, il s’agit bien d’un choc, extrêmement coûteux pour la société…
Associer la vieillesse à la perte d’autonomie, la maladie ou tout autre stéréotype négatif est devenu banal. La réalité est pourtant bien différente. Seule une petite partie des séniors est en situation de dépendance. Alors pourquoi ce ressentiment global et ces clichés persistants ? Qu’est-ce que cela dit de notre regard et de l’attention que nous portons à nos aînés ? Comment faire évoluer les mentalités sur la perception de l’âge ? On cherche à comprendre avec le Professeur Gilles Berrut, gérontologue, membre fondateur du Gérontopôle des Pays de la Loire et Alexis Goldschmidt, directeur du pôle gérontologique de l'Anjou.Droits image: © RCF Anjou
20 mai 2026Repousser les limites du vieillissement... jusqu’où et dans quel but ?
Près de 80 ans pour les hommes, plus de 85 pour les femmes… On a parfois du mal à s’en rendre compte mais l'espérance de vie en France est élevée. Et elle ne cesse de croître. Au milieu du XIXe siècle, on vivait à peine 40 ans en moyenne et demain ? Certains scientifiques prédisent que nous pourrions atteindre les 120 voire 150 ans. Comment ? En effaçant les marques du vieillissement au sein de notre organisme.
L’idée a de quoi séduire. Des entreprises privées n’hésitent pas à débourser des millions, voire des milliards d’euros dans des programmes de recherches innovants. Parallèlement, une véritable industrie de la longévité se structure depuis plusieurs années, appuyée dernièrement par les promesses de l’intelligence artificielle.
Prolonger la vie, oui mais jusqu’où ? Et dans quel but ? Les avancées de la science en la matière sont-elles une chance ou la porte ouverte à de nombreuses dérives ? On cherche à comprendre avec le Professeur Gilles Berrut, membre fondateur du Gérontopôle des Pays de la Loire et Vincent Guérin, chercheur spécialisé dans l'anticipation des risques associés à l'intelligence artificielle et aux neurotechnologies, Docteur en histoire des sciences et technique et de la médecine.Droits image: © RCF Anjou
19 mai 2026Vieillissement de la population : A quoi ressemblera la société dans 50 ans ?
De plus en plus de cheveux blanc et de moins en moins de nouveau-né… C’est la réalité de la France. Notre pays prend un coup de vieux. Et la tendance est à l’accélération de ce phénomène. Si les plus de 60 ans sont environ 18 millions aujourd’hui, ils devraient atteindre les 24 millions dès 2050. Et représenter ainsi l’équivalent d’un habitant sur trois.
Si l’on peut se réjouir des progrès de la médecine et de l’accroissement de l’espérance de vie, ce bouleversement démographique constitue néanmoins un défi structurel majeur pour la société et les pouvoirs publics. Un défi économique et social. Mais nos politiques en ont-ils seulement bien pris conscience ? Comment adapter notre société au vieillissement de la population ? Quel sera le visage de la France après demain…
On tente de se projeter dans la société des prochaines décennies en compagnie du Professeur Gilles Berrut, gérontologue et membre fondateur du Gérontopôle des Pays de la Loire.Droits image: © RCF Anjou
18 mai 2026La Silver économie avec Didier Chateau
Les Français sont globalement de plus en plus âgés… L’augmentation de l’espérance de vie conjuguée à l’arrivée massive à la retraite de la génération du baby boom depuis quelques années fait gonfler les chiffres. Évalué à 18 millions aujourd’hui, le nombre de plus de 60 ans devrait atteindre les 24 millions d’ici à 2050. En résumé, un tiers des habitants du pays seront considérés à cette date comme des séniors.
Si certains craignent une déstabilisation profonde de notre modèle social, d'autres préfèrent voir dans ce constat une formidable opportunité de développement économique. Hébergement, mobilité, santé… Des filières entières sont amenées à se transformer dans les prochaines décennies pour s’ajuster aux nouveaux besoins de cette catégorie d’âge. Et cela peut représenter un juteux business. Créée en 2013, la Silver Economie ou l’économie à destination des séniors se structure en France et dans les Pays de la Loire. Mais qu’englobe-t-elle précisément ? A quels enjeux répond-elle ? Et comment avons-nous pris la mesure de ce potentiel levier de croissance dans la région ?Droits image: © RCF Anjou
13 mai 2026Ces filières qui peinent à recruter malgré un taux de chômage élevé
Huit... C’est en pourcentage, le taux de la population active actuellement sans emploi en France selon les derniers chiffres publiés il y a quelques jours par l’Insee. Aujourd’hui, ce sont 3,3 millions de personnes qui se retrouvent sans aucune activité.
Malgré ce réservoir de main d'œuvre potentiel, certaines filières éprouvent toujours de grandes difficultés à recruter. Problématique de mobilité, organisation du travail peu flexible, horaires décalés, formation insuffisante pour prétendre au poste… les freins demeurent nombreux et ils incombent aussi bien aux candidats qu’aux employeurs.
Trop de chômeurs mais pas assez de candidats… On tente de mieux comprendre ce paradoxe français avec nos invités : Sandrine Quinio, directrice régionale déléguée de l’UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie) Pays de la Loire et Mani Saeidi, représentant local des cafetiers au sein de l’Umih 49 (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie)Droits image: © RCF Anjou
12 mai 2026Jeunes et séniors, mêmes galères pour accéder à l’emploi ?
En cette fin d’année 2025, le chômage est reparti à la hausse, atteignant même un niveau plus observé depuis 2021. Et ce sont particulièrement les jeunes qui en font les frais ! L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi âgés de 15 à 24 ans a bondi de 2,4 points au 4e trimestre de l’année dernière. Plus d’un sur 5 n’est pas inséré sur le marché du travail…
Côté sénior, ce n’est guère plus réjouissant… Si le chômage des plus de 50 ans se stabilise globalement, l’âge reste un frein persistant pour les recruteurs. Et peu importe le niveau de diplôme ou de compétence des candidats. Les cadres seraient parmi les plus exposés dans cette catégorie d’âge.
Alors comment expliquer ce double phénomène ? Jeunes et séniors rencontrent-ils les mêmes galères pour accéder à l’emploi ? Et comment améliorer significativement leur employabilité ? On prend le temps de se pencher sur le sujet avec nos invités : Karen Bourbon, responsable des centres Angers/ Le Mans/ Laval à l’Apec (association pour l’emploi des cadres) et Jean-Pierre Renaud, chargé de projet emploi et relation avec les entreprises à la Mission locale angevine.Droits image: © RCF Anjou
11 mai 2026Territoires Zéro Chômeurs, pari tenu ?
C’était l’une des promesses phares du candidat Macron lors des dernières élections présidentielles. La perspective d’un retour du plein emploi en 2027 en France s’éloigne. Les chiffres de l’Insee publiés il y a deux semaines confirment ce que beaucoup d’observateurs économiques pressentaient depuis longtemps. Le taux de chômage repart à la hausse. Il frôle les 8% de la population active au 4e trimestre 2025… soit le plus haut niveau atteint depuis 4 ans.
Si le chef de l’Etat a d’ores et déjà perdu son pari, la lutte se poursuit sur le terrain… notamment à travers l’expérimentation innovante Territoire Zéro Chômeur de longue durée. Lancé il y a tout juste dix par l’Angevin Patrick Valentin, le dispositif vise à ramener vers l’emploi ceux qui en sont éloignés depuis longtemps. Et le projet semble porter fruit selon une enquête du Céreq sortie ce mois-ci. D’après le centre d'études et de recherches sur les qualifications, l’expérimentation démontrent des effets réels sur le public ciblé. Depuis 2016, près de 4 000 CDI ont été signés dans les 83 entreprises à but d’emploi déployées sur le territoire national.
Reste à convaincre les politiques d’aller plus loin. Si une proposition de loi visant à prolonger l’expérimentation vient d’être votée à l’Assemblée Nationale, des résistances persistent. Certains considérant notamment que le coût du dispositif reste trop élevé par rapport aux résultats obtenus.
Pour tenter d’y voir plus clair, nous recevons ce soir Patrick Valentin, entrepreneur social à l’origine de l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur et Sandra Dolbeau, directrice de l’entreprise à but d’emploi Asure, implantée à Saumur et Montreuil-Bellay.Droits image: © RCF Anjou
7 mai 2026Les enjeux et la construction du dialogue islamo-chrétien
Peu relayé dans les médias locaux, l’événement qui se déroulait le 25 avril dernier à Angers est relativement passé inaperçu. Il y a deux semaines environ, une centaine de personnes se sont réunies pour participer au Forum Islamo-Chrétien du Grand Ouest organisé dans la cité des bords de Maine.
Un temps de rencontre interconfessionnel pour faire tomber les barrières et resserrer les liens de fraternité entre deux communautés religieuses qu’il est facile d’opposer. En se mélangeant, musulmans et chrétiens participent ainsi à lutter contre les amalgames et les discours stigmatisants. Ils entretiennent un lien favorable à la paix sociale, à la tolérance et à l’amitié.
Mais en dehors de ces échanges institutionnels, les deux communautés se parlent-elles vraiment ? Les occasions de se rencontrer se créent-elles naturellement ? Comment se matérialise ce dialogue islamo-chrétien en local ? Qui l’alimente ? Et quelle est sa finalité ?Droits image: © RCF Anjou
6 mai 2026La pratique de l'Islam est-elle compatible avec les lois République
Si le catholicisme reste de loin, la première religion déclarée en France, l’hexagone dénombre une population musulmane en croissance. Méconnu par beaucoup, le culte musulman fait souvent l’objet de discours stigmatisant qui génère de l’angoisse voire de la peur chez certains. D’autres le considèrent carrément comme une menace culturelle, politique et sécuritaire.
Mais Chrétiens et musulmans ont-ils une vision radicalement opposée de la vie en société ? La pratique rigoriste de la charia entre-t-elle en contradiction frontale avec les lois de la République. La laïcité est-elle compatible avec l’Islam ?
On cherche à comprendre avec l’imam Saïd Aït Laama, imam de la Grande Mosquée d'Angers, diplômé en théologie des sciences religieuses et le Frère Adrien Candiard, prêtre dominicain, docteur en islamologie et membre de l’Institut dominicain d’études orientales (Idéo).Droits image: © RCF Anjou
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