
A vrai dire... RCF - page 30
présentée par Alain Charlier, Béatrice Ducellier, Thierry Grenet, P. Vincent de Labarthe, Anne-Cécile Suzanne, Marc Tesniere, Lecointre Vianney
Edito du jour : toute l'actualité est sujette à réflexion, nos éditorialistes partagent la leur
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24 février 2023Euthanasie: regardons en face la fin de vie et la mort en face
Don Paul Denizot est recteur du sanctuaire Notre Dame de Montligeon. Il revient sur les conclusions de la Convention citoyenne sur la fin de vie. Un enjeu délicat qui nous engage à plus d'un titre.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
17 février 2023L’intérêt pastoral des églises
Vianney Lecointre revient sur l'utilisation de nos milliers d'églises en France, non seulement comme trésor du patrimoine, mais aussi outils pastoraux...
"Il y a deux semaines, dans cette même émission, je réagissais aux récents propos de Roselyne Bachelot sur les églises qui seraient sans intérêt en montrant tout le bénéfice qu’il pouvait y avoir au contraire pour la collectivité à les préserver et les faire vivre. Mais je voudrais aujourd’hui compléter mon propos en évoquant leur intérêt pastoral. La France est dotée d’un réseau d’églises paroissiales unique au monde puisqu’il y en a environ 42.000 et, si l’on compte les chapelles, cela représenterait plus de 70.000 édifices religieux. D’aucuns pourraient trouver que c’est beaucoup trop ! De fait, nous pourrions sans doute en avoir 5 ou 10 fois moins pour les seuls besoins du culte. Je connais des diocèses ruraux où, suite au redécoupage rendu nécessaire par la diminution du nombre de prêtres et de la pratique religieuse, certaines paroisses ne comptent pas moins de 50 ou 60 clochers. Il me semble pourtant que cette dimension « clocher » mérite d’être honorée, d’abord parce que le village, c’est-à-dire le plus souvent encore la commune, est la communauté humaine de base et que l’église est le moyen d’y manifester la présence chrétienne, et pas seulement symboliquement. Le pape François nous dit de sortir de nos églises pour aller vers les périphéries. Mais, en France, les églises s’y trouvent déjà, dans les périphéries, et elles peuvent être aussi un moyen de toucher ou de rencontrer nos contemporains. Alors ce serait formidable si, dans chaque église ou presque, pouvait se dévouer une petite équipe de chrétiens, ou même peut-être une seule personne, pour l’ouvrir et la rendre accueillante à tous, pour y installer une crèche à Noël, pour permettre qu’il y ait de temps en temps une célébration, baptême, mariage, obsèques ou chemin de croix pendant la Semaine Sainte, ou tout simplement pour y prier de temps en temps. Ainsi avons-nous potentiellement dans notre pays une multitude de petits sanctuaires susceptibles d’aider à garder la foi vivante et c’est vraiment très beau."Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
10 février 2023Contempler le beau, le bon, le vrai... un chemin de bonheur
Guy Fournier, diacre du diocèse de Séez dans l'Orne, revient sur cet antidote à la morosité contemporaine, tentée par la fuite dans le monde virtuel.Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
9 février 2023Faut-il géolocaliser nos enfants ?
Le monde serait il devenu à ce point dangereux qu'il faudrait suivre son enfant à la trace dès qu'il quitte la maison Sixtine De Raucourt?Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
3 février 2023Il faut, bien sûr, sauver les églises
Vianney Lecointre, diacre du diocèse de Séez dans l'Orne, revient sur l'avenir incertain de nos clochers:
"Il y a quelques jours, l’ancienne ministre de la culture, Roselyne Bachelot, créait la polémique au cours d’une émission de télé en déclarant qu’il fal-lait arrêter de sauver les petites églises sans intérêt, notamment celles du XIXème siècle, malgré la connotation affective qu’elles pouvaient avoir.
Elle a certainement tort de l’exprimer de cette manière. Les églises, même modestes à tout point de vue, sont souvent le seul patrimoine re-marquable des communes et sont constitutives de leur identité. Il est donc essentiel de les préserver. Notre époque ne peut quand même pas ne lé-guer à ses successeurs que des ronds-points. Et d’ailleurs sauver une église, c’est utile : cela permet de créer du lien social, de fédérer la popula-tion (alors que démolir divise), de soutenir l’économie locale et des savoir-faire précieux, d’œuvrer pour le développement rural, pour la qualité de l’environnement et des paysages, de favoriser l’intégration de nouvelles populations en leur permettant de mieux appréhender la culture du pays dans lequel elles arrivent . C’est si vrai que la plupart des communes res-tent bien conscientes de l’enjeu et qu’en fait l’essentiel des églises restent bien entretenues. Elles sont en définitive très peu nombreuses à avoir été détruites ou à être menacées à brève échéance.
Mais là où Mme Bachelot a un peu raison, c’est quand elle dit aussi que les citoyens qui veulent sauver leur église doivent se prendre par la main ! La première chose à faire est déjà de se servir des églises en question, en commençant par les ouvrir. Malgré les vols et les dégradations toujours possibles, ce qui nécessite bien sûr d’être vigilant et de s’en occuper, une église ouverte est bien moins menacée qu’une église perpétuellement fer-mée qui risque d’être délaissée, oubliée et en définitive abandonnée. Nos églises doivent être des lieux ouverts à tous, sans demander de carte d’identité, sans faire payer, rien de moins banal aujourd’hui ! L’église doit être ce lieu rare où l’hospitalité est inconditionnelle où chacun, quel qu’il soit, doit se sentir le bienvenu. C’est une maison commune qu’il fait bon habiter et il est souhaitable de créer les conditions pour que la population ou les visiteurs occasionnels puissent en quelque sorte se l’approprier, y compris pour différentes activités culturelles respectant la spécificité du lieu et son affectation.
Mais j’aimerais revenir une prochaine fois aussi sur le rôle que les églises peuvent encore jouer à mon avis dans la Pastorale, même quand elles ne sont plus à proprement parler siège d’une paroisse. A bientôt !"Droits image: ©Gerd Altmann de Pixabay
27 janvier 2023Profiter du temps, mais comment ?
A l'occasion du débat sur la réforme des retraites, Don Paul Denizot, recteur du sanctuaire Notre Dame de Montligeon dans l'Orne interroge notre profond rapport au temps et en particulier au temps présent...
Droits image: Montligeon
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