
A vrai dire... RCF - page 3
présentée par Alain Charlier, Béatrice Ducellier, Thierry Grenet, P. Vincent de Labarthe, Anne-Cécile Suzanne, Marc Tesniere, Lecointre Vianney
Edito du jour : toute l'actualité est sujette à réflexion, nos éditorialistes partagent la leur
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20 avril 2026Le Pape à Monaco et en Algérie : les plus petits Etats nous éclairent
Amis de RCF, bonjour ! Quelle joie de suivre les voyages du Pape ! il nous
a approche de près, à Monaco ou en Algérie, deux Etats si différents dans leur
dimension ou leur culture, autant que dans leur religion d’Etat.
J’ai aimé cette rencontre à Monaco entre les deux Etats les plus petits du
monde : leur rayonnement ne dépend pas de leurs matières premières ni de leur
puissance militaire. Le Pape n’est pas armé de « divisions », il apporte une Parole
de paix, d’amour et de pardon. Mais cette parole porte loin.
Je trouve aussi rassurant que la religion puisse se vivre sans misérabilisme.
La vertu, c’est l’esprit de pauvreté, pas la misère. Mais il est bon de rappeler que
toute prospérité doit se vivre dans la gratitude et généreusement orientée vers le
bien commun, éclairée par la parabole des talents.
Devant les choix si différents que Monaco et l’Algérie ont pu faire, le pape
ne délivre pas un cours de démocratie mais il rappelle que le pouvoir est d’abord
un service pour le bien commun, et qu’il doit promouvoir une société civile
vivante, dynamique et libre, en respectant le principe de subsidiarité.
Quand le Pape dit avec douceur à l’Algérie qu’on ne peut étouffer la mémoire
dans le ressentiment perpétuel, espérons qu’il fera naître un réel désir de paix. Il
appartient à d’autres de visiter l’histoire algérienne et les nombreuses
dominations, romaine, vandale, byzantine, arabe, ottomane ou française...mais
n’est-ce pas la France qui a donné à l’Algérie une identité et les bases de son
développement ? Hélas, l’indépendance s’est construite dans la guerre. Mais si
l’on aime son peuple, à quoi sert-il de le verrouiller dans la haine et l’échec ?
Un autre point a été mis en valeur dans ces deux voyages, c’est le choix de
la religion d’Etat : le catholicisme à Monaco et l’islam en Algérie : la liberté
religieuse n’est certes pas la même... Je crois d’ailleurs que Monaco, dans son
christianisme culturel assumé, dévoile une laïcité intelligente d’amitié
respectueuse entre le domaine de César et celui de Dieu. N’est-ce pas pour nous
un beau témoignage ? Comme de voir le cœur vivre en harmonie avec la main.
Mais il faut conclure : Même si la prospérité du « Rocher » de Monaco est
attractive, nous n’oublions pas que le « Roc » sur lequel nous pouvons nous
appuyer reste bien Jésus-Christ. A bientôt !Droits image: Marc Tesnière
16 avril 2026Autistes, adultes, handicapés mais autonomes : brisons les clichés !
Le 2 avril était la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Cette sensibilisation continue tout au long du mois d’avril puisque ce mois est un mois de sensibilisation à la neurodiversité. Quand on pense à l'autisme, on pense souvent à des autismes dit « lourds », mettant les personnes à la charge de leur famille ou de leurs proches. Mais il existe une autre catégorie d’autistes, celles des autistes sans déficience mentale, adultes, autonomes, et qui rencontrent eux aussi des difficultés plus ou moins lourdes, et notamment d'accès à l'emploi. Mahaut Herrmann est une de ces personnes.Droits image: Mahaut Herrmann
14 avril 2026Montre-moi Dieu, par Marie-Thérèse Pernod
Lors d’une randonnée en Auvergne avec des inconnus, entre tempête et solidarité, une question surgit : “Montre-moi Dieu.”
Une aventure qui a interrogé ma manière de croire… et surtout, ma manière de vivre. Et si Dieu ne se prouvait pas, mais se laissait entrevoir à travers nos gestes les plus simples ?Droits image: Marie-Thérèse
10 avril 2026La Paix soit avec vous, par Vianney Lecointre
« La Paix soit avec vous ! » Telle est la salutation du Christ dans l’Evangile de dimanche prochain quand il arrive au milieu de ses disciples qui s’étaient verrouillés par crainte de tous ceux qui les entouraient.
C’était quand même une bien étrange salutation après tout ce qu’ils venaient de vivre : l’angoisse des derniers mois avant l’arrestation de Jésus, l’horreur de sa Passion et de sa mort, le silence du samedi après sa mise au tombeau… Mais oui, ils pouvaient être dans la joie, dans la Paix du Ressuscité qui est très au-delà de tout ce qui peut arriver.
« La Paix soit avec vous ! » Telles sont les premières paroles prononcées par le pape Léon XIV juste après son élection. Telle est aussi son exhortation pendant la Semaine Sainte et à Pâques alors que la guerre fait rage dans de multiples points du globe. Et il a précisé de quelle paix il parlait, une paix obtenue non par la domination mais par le dialogue.
Malheureusement, les puissants de ce monde ont le culte de la force, à un degré inédit depuis au moins la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Poutine, Netanyahou, Trump mènent des guerres illégales et dévastatrices, y compris pour leurs propres peuples. Trump se rêvait en Nobel de la Paix, ce qui était évidemment particulièrement grotesque. Il s’est engagé dans une guerre en Iran, sans en mesurer les conséquences qui s’annoncent catastrophiques, sans autre motivation que de satisfaire son ego d’homme réputé le plus puissant de la planète, lui qui ne reconnaît aucune limite, détruit toutes les régulations et pousse le scandale jusqu’à invoquer Dieu et donner une dimension religieuse à ses entreprises funestes. On ne peut souhaiter que l’odieux régime iranien finisse par tirer profit de la situation, mais l’Histoire montre que les guerres asymétriques de ce type finissent souvent par être remportées par le camp réputé le plus faible.
Selon Léon XIV, nul ne peut utiliser Jésus, roi de la paix, pour justifier la guerre. Les fauteurs de guerre doivent déposer les armes. Puisse la Résurrection être une force capable d’ouvrir des brèches d’espérance dans un monde travaillé par la mort, a-t-il encore dit. La Résurrection, telle est en effet la seule force qui tienne.Droits image: Vianney Lecointre
9 avril 2026La santé mentale
Chers auditeurs,
Je pose une question aux plus de 60 ans, mais les autres peuvent écouter bien sûr ! Est-ce que je me trompe ou est-ce que je vois de plus de plus en plus de gens stressés ? Je parle d’une période d’observation de 50 ans, des années 70 aux années 2020. Aucune étude statistique à l’appui. Juste mon expérience, mon ressenti, ma perception.
Je n’avais jamais entendu parler de burnout avant les années 2000. Personne dans ma famille, dans mes amis (ou ceux de mes parents) ne consultait de médecin pour dépression. Ou bien c’était rarissime, nouveau, surprenant.
Il y a 10 ans ou moins, s’est développé le concept de Qualité de Vie et des Conditions de Travail.
En évoquant le sujet aujourd’hui, j’entends parler de Santé Mentale.
Il y a des colloques sur ces sujets, des référentiels, des normes, des experts, des consultants…
Que s’est-il donc passé pour que nous en soyons là ?
Certes, là où il y a un marché commercial (celui de la Santé Mentale), il y a des acteurs qui vendent leurs produits et services. Encore faut-il qu’il y ait des acheteurs, c’est-à-dire des gens qui vont mal.
Les facteurs sont multiples, et de 2 ordres : extérieurs à la personne ou inhérents à la personne.
Parmi les facteurs extérieurs, on peut énumérer le rythme, toujours en accélération. Rythme de l’information. Rythme des décisions à prendre. Rythme des changements. Il y a aussi la quantité d’informations dont nous sommes gavés comme des oies. Toujours plus d’info, mais pas toujours plus utile ! Et pas nécessairement voulue !
Parmi les facteurs inhérents à la personne, il y a la capacité à supporter la contrainte, à s’adapter à l’évolution, aux changements. Il y a aussi la capacité à prendre le contrôle sur ce qui nous « tombe dessus », à trier l’information, à refuser le superflu, le « trop ». La capacité à prendre le temps, même s’il ne nous est pas donné.
Alors je me demande : Dans une société où il nous a semblé bon de faciliter le quotidien, de supprimer l’effort, savons-nous encore regarder la difficulté pour la surmonter avec persévérance ?Droits image: Alain Charlier
1 avril 2026Huiles essentielles, par Thierry Grenet
Durant ces jours-ci, dans tous les diocèses du monde, est célébrée la messe chrismale. Une messe particulière qui rassemble autour de l’évêque tous les fidèles, tous les prêtres, tous les diacres et tous les religieux/religieuses. Un signe fort de l’unité ! Cette célébration qui remplit nos cathédrales est belle, priante et poignante.
C’est au cours de cette messe que l’évêque consacre le saint chrême et bénit les huiles, l’huile des catéchumènes et l’huile des malades. Ces huiles sont chargées de symboles : nourriture, éclairage, remède, fortifiant, parfum.
Utilisées depuis l’antiquité, de la naissance jusqu’au tombeau, elles portent en elles nos espérances en matière de santé, de guérison, de force et de beauté. C’est pourquoi, elles sont utilisées pour l’onction des catéchumènes, des baptisés, des confirmands, et des malades, ainsi que pour l’ordination des prêtres et des diacres.
Une manière de consacrer tous ceux qui veulent suivre et servir le Christ et à se laisser aimer par lui. Ces huiles sont parfumées et deviennent pour nous des huiles essentielles.
Durant cette semaine sainte, c’est peut-être le moment de se demander de quelles huiles essentielles avons-nous besoin pour vivre. Essentielles signifiant ce qui fait sens. Nous le savons, une seule goutte d’huile essentielle peut parfumer, ou donner du goût. Ce parfum, ce goût c’est ce que je donne à voir aux autres quand je les croise, quand je les côtoie, c’est ce qui me qualifie aux côtés des autres, c’est ce qui se dégage de moi. Ne dit-on pas : « Ce parfum te va très bien ! » Dans sa deuxième
lettre aux Corinthiens, Saint -Paul nous provoque par cette affirmation : « Nous sommes pour Dieu la bonne odeur du Christ »
Ainsi, en cette semaine sainte, diverses questions se posent :
. Comment nous sentons-vous ?
. Comment les autres nous ressentent-ils ?
. Quel parfum dégageons-vous ?
A vrai dire, parmi nos flacons, c’est le moment de choisir celui qui, juste avec une seule goutte, parfumera nos vies et celle des autres avec une odeur de sainteté.Droits image: Thierry Grenet
31 mars 2026"vous êtes des dieux " (psaume 81), vraiment ? par Marie-Thérèse Pernod
“Vous êtes des dieux” dit le psaume. Mais de quel Dieu parle-t-on ? cet édito renverse les idées reçues d'être un dieu : et si être “divin”, ce n’était pas tout obtenir mais aimer jusqu’au don total ?Droits image: Marie-Thérèse
27 mars 2026Ordonner des hommes mariés ? Par Vianney Lecointre
C’est une information de La Croix dans un article qui date de lundi et qui est titré ainsi : « Un évêque belge (en l’occurrence celui d’Anvers) compte ordonner des hommes mariés. » Il n’y a priori rien là de très innovant : depuis le concile Vatican II et le rétablissement du diaconat permanent, nombreux sont les hommes mariés qui ont reçu le sacrement de l’ordre ! Evidemment on comprend d’emblée qu’il s’agit, ces hommes mariés, de les ordonner non seulement diacres mais prêtres.
Mais tout de même, souvenons-nous que, il y a quelques années de cela, lors du Synode sur l’Amazonie, de nombreux évêques demandaient déjà la possibilité d’ordonner prêtres des viri probati, c’est-à-dire des hommes d'âge mûr qui ont fait leurs preuves pour être en mesure d'exercer le ministère de prêtres dans certaines situations. Le Cardinal Schönborn, observateur de ce synode pour le pape François, leur avait notamment suggéré de commencer par expérimenter le diaconat permanent, peu répandu en Amérique du Sud. Il faut d’ailleurs se souvenir que si les évêques sont ordonnés parmi les prêtres, les prêtres eux-mêmes sont ordonnés parmi les diacres. Dans l’article de La Croix, il n’est fait nulle mention de la situation des diacres dans le diocèse d’Anvers.
Mais au-delà de la question des hommes ordonnés, à l’issue du synode amazonien, le Cardinal Schönborn mettait aussi en garde contre la tentation du cléricalisme et invitait à mettre en valeur le sacerdoce commun de tous les baptisés. Il se situait en cela dans la lignée de Benoît XVI qui appelait en 2012 à un « changement de mentalité » car, disait-il, les laïcs doivent être « considérés non pas comme des collaborateurs du clergé, mais comme des personnes réellement coresponsables de l’être et de l’agir de l’Église ».
Il est vrai qu’il ne peut y avoir d’Eglise sans les pasteurs que sont les prêtres et, tout comme Mgr Bonny, évêque d’Anvers, il y a de quoi avoir le cœur serré quand, dans notre vieille Europe, je le cite : « le nombre d’hommes célibataires voulant devenir prêtres est tombé juste au-dessus de zéro ». Je ne sais pas si le moment est venu de changer la règle, mais je suppose que nous pouvons encore progresser dans le partage des responsabilités. Au sein de l’Eglise, les laïcs engagés, éventuellement salariés, sont encore parfois vus comme des prestataires mettant à disposition de l’Eglise leur temps et leurs compétences, et cela est déjà souvent pour eux source de joie. Mais ils sont plus que cela : ils sont des baptisés en action, appelés eux aussi à être prêtres, prophètes et rois pour faire vivre l’Eglise dans toutes ses dimensions.Droits image: Vianney Lecointre
26 mars 2026Le spectacle des élections, par Alain Charlier
Chers auditeurs,
Au moment des échéances électorales, un étrange spectacle se rejoue sous nos yeux : le spectacle des élections.
C’est le temps des alliances qui se font et se défont, parfois en une semaine.
C’est le temps des lignes rouges dénoncées puis finalement franchies
C’est le temps des accusations de dérives de l’autre, sans regarder les siennes.
Faut-il y voir de l’incohérence ? De l’hypocrisie ? Peut-être. Mais il y a sans doute autre chose.
Car ces discours, aussi contradictoires qu’ils puissent paraître, ne sont pas absurdes.
Ils sont même, d’une certaine manière, parfaitement ajustés. Ajustés à ce que nous sommes prêts à entendre.
Et c’est là que le malaise commence. Nous disons vouloir des responsables politiques sincères, courageux, capables de vérité.
Mais que se passerait-il si un candidat disait réellement ce qu’il pense, sans arrondir les angles, sans chercher à séduire ? Serait-il élu ? Rien n’est moins sûr.
Alors s’installe une forme de renversement discret.
Au lieu de porter un projet pour qu’il soit appliqué, l’homo politicus construit un projet pour être élu.
Le programme devient moins une vision qu’un outil marketing. Moins une direction qu’un prototype pas encore testé.
C’est comme l’emballage d’une boîte de chocolats dans un supermarché. Il attire le regard, et c’est lui qui déclenche l’achat, avec le fantasme que les chocolats tiendront la promesse de l’emballage.
En politique, les « chocolats », ce sont les décisions prises une fois l’homo politicus élu.
Souvent bien différentes des promesses affichées.
Faut-il alors s’en résigner ?
Ou accepter de regarder en face cette tension entre vérité et séduction ?
Peut-être que la responsabilité ne repose pas uniquement sur les politiques, qui font leur job d’être élus.
Peut-être qu’elle nous revient aussi, à nous qui en espérons des miracles que seule l’utopie encourage.
Car au fond, nous le savons : en démocratie, les marges de manœuvre du dirigeant sont bien en-deçà des promesses électorales.Droits image: Alain Charlier
24 mars 2026Municipales : et l'écologie dans tout ça ? Par Gérard Coulon
Au lendemain du second tour, Gérard Coulon s'interroge sur le recul des enjeux écologiques dans les programmes des élus.Droits image: Gérard Coulon
23 mars 2026Le chrétien en politique, par Marc Tesnière
Amis de RCF bonjour !
Après avoir voté dimanche, je suppose que certains
parmi nous sont plus satisfaits que d’autres. C’est peut-être l’occasion de faire une pause... en évoquant la politique du chrétien.
Notre Eglise est un lieu d’écoute mais aussi de parole. Cette parole s’exprime parfois à contretemps sans suivre les modes. En fait, on voit mal pourquoi la douceur de la charité devrait se dégrader en mollesse.
Devant des idées ou des pratiques mauvaises, il est évidemment plus confortable de ne pas intervenir mais cette paresse n’est utile à personne. Ne sommes-nous pas au service de la vérité et de la vie, pour suivre le chemin le plus vrai... et non pas le plus facile ?
Je crois qu’il ne faut pas se laisser intimider par la pensée dite « correcte ».
Certains veulent verrouiller la démocratie et étouffer la liberté de pensée et de conscience. Ils prétendent combattre l’extrémisme sans même se préoccuper de la violence extrémiste venant des luttes en tous genres et de la déconstruction. Jésus nous indique un autre chemin : S’il appelle les publicains et les pécheurs, ce n’est pas pour en faire des accusateurs. A vrai dire, personne n’est exclu de l’amour de Dieu. Chacun est appelé à y répondre par l’amour et la vérité, quels que soient ses choix politiques, toujours imparfaits.
Je crois que les chrétiens peuvent être très utiles à la paix politique. Sans
diaboliser l’adversaire ni nous croire dans le « clan du bien », nous devons servir le beau, le vrai et le bien commun. Pour cela, nous pouvons développer autour de nous une liberté profonde et responsable, une égalité intelligente et graduelle ainsi qu’une fraternité ouverte à l’universel et en priorité aux plus vulnérables.
Sans oublier de promouvoir une laïcité qui n’oublie pas de rendre à Dieu ce qui lui appartient, car nous ne sommes pas « maitres de la vie ».
Nous pouvons transmettre la Bonne Nouvelle de nous savoir aimés et
accompagnés par un Bon Pasteur qui a donné sa vie pour nous montrer le chemin de l’amour dans la vérité. Ce cap oriente nos engagements en toute cohérence, dans le respect des personnes, et toujours dans la paix.
N’est-ce pas là un bon fruit de notre foi, n’est-ce pas un logiciel culturel pour adultes responsables du bien commun ? Alors, ne nous contentons pas de regarder de travers à droite ou à gauche... Regardons plutôt vers le haut ! A bientôt !Droits image: Marc Tesnière
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