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A vrai dire... RCF - page 2

présentée par Alain Charlier, Béatrice Ducellier, Thierry Grenet, P. Vincent de Labarthe, Anne-Cécile Suzanne, Marc Tesniere, Lecointre Vianney

Edito du jour : toute l'actualité est sujette à réflexion, nos éditorialistes partagent la leur

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Episodes

  • Tesnière Marc
    1 juin 2026

    "Magnifique Humanité", par Marc Tesnière

    2 min
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    Amis de RCF Notre Dame, bonjour !

    Cette semaine, notre Pape Léon XIV
    nous fait approfondir ce qu’est la « Magnifique humanité ». Ceux qui
    connaissaient peu la Doctrine Sociale de l’Eglise paraissent surpris qu’une encyclique soit si porteuse de civilisation. Ceux qui sont plus familiers de la pensée catholique constatent avec bonheur qu’une belle doctrine sociale sait se renouveler pour apporter sa contribution à la pensée contemporaine, celle des croyants mais aussi celle des non-croyants.
    A vrai dire, le secret d’une belle doctrine est de reposer sur des fondations justes, sur une vision de l’humanité qui soit belle, qui soit bonne, qui soit vraie.
    Je crois profondément que pour habiter notre « magnifique humanité », il faut entrer dans le mystère du Dieu Créateur qui a conçu l’homme à son image. Il faut
    aussi rester conscient que le don de la liberté donne à l’homme la capacité d’amour mais aussi de haine. Devant une telle responsabilité, l’homme ne doit évidemment pas jouer avec le feu mais au contraire apprendre à se gérer avec humilité.
    Les progrès techniques sont impressionnants. Il faut peu de chose pour que l’homme oublie la source et le but de son humanité et qu’il se précipite dans la prétention orgueilleuse d’être son propre créateur, jusqu’à être débordé par une technique qui pourrait même le rendre inutile. C’est absurde !
    L’homme qui ne sait pas s’accueillir devient assoiffé de domination. Il
    projette des Tours de Babel, impériales et sans cœur. Ce qui est critiquable, ce n’est pas le progrès technique bien sûr, c’est la fausse image que l’homme se fait de lui-même. Je crois que ce manque de vérité lui cache la route à suivre. Pour les chrétiens, le chemin de vérité et de vie reste Jésus-Christ, le « roc » sur lequel on peut s’appuyer et qui a donné à la fragilité humaine toute sa dignité.
    N’ayons pas peur de comparer notre belle doctrine à celle des autres.
    L’humilité, si nécessaire devant nos actes, ne doit pas nous empêcher de penser.
    Quand on regarde les doctrines de luttes en tous genres que l’homme a pu construire, elles méritent d’être disputées comme de mauvais logiciels. Le pape nous rappelle que le vrai projet pour l’humanité, c’est la civilisation de l’amour, une civilisation qui assume la dignité de toutes nos fragilités et de nos limites.
    Ouf ! A bientôt.
  • Fournier Guy
    29 mai 2026

    Le risque du nouveau veau d'or, par guy Fournier

    3 min
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  • ©Gerd Altmann de Pixabay
    28 mai 2026

    "Magnifique Humanité" encyclique du Pape Léon XIV, par Jacques Thierry

    3 min
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  • Marie-Thérèse Pernod
    26 mai 2026

    Marie, une vraie athlète de la douceur

    3 min
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    Loin du cliché de la femme soumise et effacée, cet édito explore la douceur mariale comme une force de résistance radicale. Inspiré par la philosophe Anne Dufourmantelle et la psychanalyste Marie Balmary, il redéfinit le « oui » de Marie comme le premier « non » de l'histoire face à la violence et aux conventions.
  • Vianney Lecointre
    22 mai 2026

    Aide à mourir : un choix biaisé

    3 min
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    Pour le début de cette chronique, je laisse la parole à Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre et actuelle députée Renaissance. Elle salue le fait que le Parlement ait adopté définitivement un texte renforçant l'accès aux soins palliatifs, ce qui est en effet une bonne chose, et déclare :

    « Ce texte va dans le sens d’une fin de vie plus digne et mieux accompagnée. J’appelle de mes vœux que le Parlement aille au bout de ce processus de dignité, en adoptant également le texte sur l’aide à mourir. Je veux le redire ici : cette loi n’enlève rien à personne. Elle n’impose rien. Elle ne contraint aucune conscience, aucun choix individuel, aucune conviction personnelle. Elle donne le choix. » Ce texte, le Sénat vient de le rejeter, ce qui manifeste bien l’absence de consensus. Mais il va malheureusement revenir à l’assemblée nationale car le Président Macron a décidé d’en faire une priorité. Ses fidèles nous servent ainsi ce genre « d’éléments de langage », comme on dit.
    Alors encore heureux qu’aucun malade ne serait a priori contraint à recourir à l’euthanasie ! Mais, on peut constater que ce projet de loi met en cause la dignité de la vie de certains d’entre eux compte tenu de leur pathologie. La loi doit-elle définir ceux qui sont éligibles à mourir ? Car c’est évident que cela ferait peser une vraie menace sur eux. Dès lors qu’ils sont ainsi désignés, une pression systémique peut s’exercer sur les malades et sur les personnes porteuses de handicap. Elles seront obligatoirement amenées à se poser la question : ma vie vaut-elle vraiment la peine d’être vécue, compte tenu du coût des traitements ou du poids que je représente pour mes proches ? A noter que, dans son état actuel, le projet de loi prévoit un délit d’entrave à l’aide à mourir puni plus sévèrement que les pressions en faveur du recours à l’euthanasie. Sans parler de la clause de conscience limitée, mettant en danger l’éthique médicale.
    C’est pourquoi, comme beaucoup d’autres, les évêques ont dénoncé récemment une imprudence morale et ont rappelé que la valeur d’une société se mesure à la manière dont elle accompagne les plus fragiles. Nous devons nous donner les moyens de mieux prendre en charge la souffrance car cela fait drastiquement et concrètement baisser les demandes d’euthanasie. Cantonner les débats à une rhétorique « n’enlève rien / n’oblige à rien » n’est pas honnête intellectuellement. J’espère que les députés, notamment de gauche, ne se laisseront pas avoir par cette rhétorique purement libérale et seront sensibles à cette question de la détermination sociale. Ils pourront alors voter contre un projet de loi validiste, eugéniste et handiphobe. Au fur et à mesure des lectures à l’assemblée, l’écart se resserre. Ce projet de loi peut être rejeté !
  • Vincent de Labarthe
    20 mai 2026

    Les premières pousses, par le Père Vincent de Labarthe

    2 min
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  • Gérard Coulon
    19 mai 2026

    Retour sur la lettre pastorale du Cardinal Pizzaballa, par Gérard Coulon

    3 min
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  • Marc Tesnière
    18 mai 2026

    Le Parlement réveille la démocratie

    2 min
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  •  Thierry Grenet
    13 mai 2026

    Carton Rouge, par Thierry Grenet

    2 min
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    On s’est presque habitué à voir les hommes politiques, notamment à l’assemblée nationale, se parler entre eux en mettant une main devant leur bouche. Un geste pour éviter que des « scruteurs d’images » ne devinent sur leurs lèvres ce qui vient d’être dit, en aparté. On imagine bien la scène : « Non mais, en disant autant d’âneries, je me demande comment un type comme ça, a pu être élu député ? » et encore, là je reste poli… Se couvrir la bouche avec sa main autoriserait donc à tout dire, mais seulement en cachette… ça veut dire quoi ?
    Plus récemment, on constate que les joueurs de foot se cachent aussi la bouche avec leur main, voire leur tee-shirt en le remontant jusqu’aux lèvres, et ceci pourquoi ? Pour injurier leur adversaire. En effet, ce qu’ils disent de façon cachée n’est pas très beau à entendre puisqu’en fait il s’agit d’injures et d’insultes en tout genre. Or, désormais on traque justement les auteurs de propos racistes, homophobes ou sexistes. Donc celui qui veut passer outre, continue de le faire, en se cachant la bouche. Mais où va-t-on ?
    Désolé mon gars, mais tais-toi. Si tes pensées sont fallacieuses et injurieuses, oui tais-toi. Ce n’est pas ta bouche qu’il faut couvrir, mais tes pensées puisqu’elles ne sont pas conformes aux exigences du sport, et plus largement au respect de chacun.
    Alors la FIFA, la Fédération Internationale de Football Association, a réagi de son côté, et a validé il y a 10 jours le carton rouge pour les joueurs qui se couvrent la bouche pour masquer, dit-elle, un comportement discriminatoire ou offensant envers un adversaire. Le carton rouge pour rappel, exclut le joueur du terrain qui, de plus, ne peut pas être remplacé. Sage décision d’un côté me direz-vous, peut-être, mais en temps dommage qu’il faille en arriver là non !
    A vrai dire, le mieux est de continuer à croire que le respect de tout un chacun prévaut, quelque soit la situation, ou le conflit. Alors nous aussi, prenons garde à nos propres paroles, elles peuvent être tranchantes ou blessantes. Donc quand on voit rouge, pensons au carton rouge !
  • Marie-Thérèse
    12 mai 2026

    Le sage et le véritable coeur d'enfant

    3 min
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    Le sage est souvent vu comme un personnage "enfantin" qui se rit de la vie, de l'éphémère. Mais ce qu'on oublie de de dire, c'est que l'enfant prend tout de même des choses tout à fait au sérieux. Et il est vrai, cette équilibre n'est pas facile à trouver et c’est cet équilibre, entre joie légère et engagement réel, que ce texte explore au-delà des clichés de la spiritualité actuelle.
  • Béatrice Ducellier
    11 mai 2026

    170 ans de l'Oeuvre d'Orient, par Béatrice Ducellier

    3 min
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  • Vianney Lecointre
    8 mai 2026

    Trump est-il conservateur ? Par Vianney Lecointre

    2 min
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    Avez-vous remarqué que le président Donald Trump est fréquemment qualifié dans les médias de conservateur, voire de néo-conservateur ou d’ultra-conservateur ?


    On est en droit de se demander si, même avec ces préfixes, ce qualificatif est approprié pour un homme capable de renverser la table toutes les cinq minutes, faute de la moindre ligne de conduite cohérente, sauf peut-être celle de mettre le monde en coupe réglée à son propre profit et à celui de ses amis, les grands patrons de la tech ; pour un homme qui n’a aucun égard pour les autorités scientifiques, culturelles ou même spirituelles, comme l’a par exemple démontré la manière dont il a traité récemment le pape Léon ; pour un homme qui pratique comme il respire le mépris des plus faibles, l’insulte et le dénigrement, en particulier vis-à-vis de ses alliés traditionnels ; bref, pour un homme qui, suivant ses propres dires, ne se reconnaît aucune limite. Tout le monde connaît le très fameux aphorisme d’Audiard désignant une certaine catégorie d’individus que l’on reconnaîtrait au fait qu’ils osent tout. Même si cela commence pareil, ce n’est pas des conservateurs qu’Audiard parlait.
    Tout aussi populaire est cette citation d’Albert Camus qui paraît plus que jamais d’actualité : « Chaque génération se croit vouée à refaire le monde. La tâche de la mienne est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. » Tant de choses en ce bas-monde sont en effet menacées et méritent d’être préservées : le respect de la vie humaine en général et de toutes les personnes en particulier ; la beauté de la Création dans toute sa biodiversité et le lien que l’homme doit continuer d’entretenir avec elle ; la richesse de notre patrimoine culturel, architectural et artistique à laquelle il convient de sensibiliser les plus jeunes ; la somme des connaissances que nous ont léguées nos prédécesseurs qui ne doit pas être mise au service de la surenchère technologique mais plutôt au service de l’éducation, de l’écologie et, in fine, du bien commun.
    Tel pourrait être, tel devrait être un programme politique réellement « conservateur », ce qui n’a vraiment absolument rien à voir avec le trumpisme, qui en est même aux antipodes.
  • Alain Charlier
    7 mai 2026

    1er Mai, par Alain Charlier

    2 min
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    Chers auditeurs,

    Le 1 er mai dernier, j’ai été heureux de prendre ma journée choisissant une activité bénévole
    d’accompagnant plutôt que des tâches liées à mon job.
    J’ai été heureux d’écouter des journalistes à la radio, parce que la Terre ne s’arrête pas de tourner ce
    jour-là.
    J’ai été heureux d’acheter du pain frais, de discuter avec la boulangère qui m’a confié que le contexte
    actuel ne lui permettait pas de fermer boutique ce jour-là.
    J’ai été heureux d’aller chercher ma maman âgée dans sa résidence sénior, où du personnel
    s’occupait des résidents avec le sourire et sans imaginer un seul instant s’interdire ce jour-là de faire
    ce métier qu’ils aiment.
    J’ai été heureux d’être servi dans un bon restaurant avec cette personne qui m’est chère, et de voir la
    joie du patron et de son personnel à mon arrivée. Parce qu’ils aiment accueillir des clients, les
    satisfaire et se faire une journée avec de nombreux couverts.
    J’ai été heureux de voir que, ce jour-là, beaucoup travaillaient non par contrainte, mais par choix.
    Par goût du service, par nécessité économique, par engagement, ou simplement parce que leur
    métier a du sens, même ou surtout un jour férié.
    Pourtant, chaque année revient le même débat : faut-il sanctuariser le 1 er mai, interdire à certains de
    travailler, même lorsqu’ils le souhaitent ?
    Curieuse conception de la liberté.
    Bien sûr, il faut protéger les salariés contre les abus.
    Mais protéger n’est pas interdire.
    Quand un boulanger veut ouvrir, quand un restaurateur veut accueillir, quand un étudiant veut
    gagner sa journée, quand un salarié souhaite être mieux rémunéré ou simplement parce qu’il préfère
    le travail à l’oisiveté… pourquoi l’en empêcher ?
    Au nom de quoi décide-t-on, depuis Paris ou depuis certains appareils syndicaux, ce qui serait bon
    pour chacun ?
    Peut-on encore parler de défense des travailleurs lorsque l’on refuse à certains la liberté même de
    travailler ?
    Malheureusement, il arrive qu’une poignée de personnes dans des structures continuent de parler
    au nom de ceux qu’elles ne représentent plus vraiment. Elles défendent parfois davantage un
    symbole qu’une réalité vécue.
    Le Christ nous rappelle que le sabbat est fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat.
    Un jour férié peut être une bénédiction lorsqu’il est choisi. Il devient une contrainte lorsqu’il est
    imposé sans discernement.
  •  Marc Tesnière
    4 mai 2026

    La fête du travail... vraiment ?

    2 min
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    Amis de RCF Notre-Dame bonjour ! Avez-vous remarqué notre plaisir de
    retrouver le 1er mai et les beaux jours ? Avouons-le, nous en profitons pour rendre un
    culte aux loisirs plutôt que pour rendre hommage à Saint Joseph artisan. Et si nous en
    profitions pour revoir l’idée que nous nous faisons du travail ?
    Certains détestent le travail autant que la famille ou la patrie pour les assimiler à
    un régime politique qui avait démérité. Alors ils déconstruisent ces repères pourtant si
    utiles. Mais je ne suis pas sûr que la prospérité de notre pays ait beaucoup gagné à ce
    dénigrement.
    Les moines – qui (soit dit en passant) ont fortement contribué à bâtir notre
    civilisation - savent placer le travail à sa juste place, à côté de la prière. Puisque le travail
    est nécessaire, il est quand-même plus intelligent d’aimer ce que l’on doit faire ! Et si
    notre obsession devient celle de travailler moins, le travail n’est plus qu’une épreuve,
    loin d’une participation reconnaissante à l’œuvre créatrice.
    Contrairement à ceux qui se complaisent dans les luttes en tous genres et le
    ressentiment perpétuel, le christianisme encourage la relation harmonieuse entre tous les
    acteurs de la société afin qu’ils participent ensemble au bien commun. La belle idée est
    de développer l’esprit de famille et la fraternité.
    Les membres d’un même corps agissent dans une complémentarité solidaire, à
    l’image de notre propre corps où la main exécute ce que le cœur a imaginé et où le
    poumon travaille avec les muscles au bien-être général. Chacun se trouve heureux de
    contribuer avec son petit talent particulier à l’épanouissement du corps entier.
    Franchement, n’est-il pas stupide de perdre son temps à enseigner au bras gauche à taper
    sur le bras droit ? Cherchons plutôt la paix dans la justice !
    Je crois profondément que participer au bien commun est plus épanouissant que
    recevoir une allocation chômage sans réciprocité. La première solidarité n’est-elle pas
    de donner à chacun la chance de trouver sa juste place dans la société ? Chacun doit être
    appelé à fournir ce qu’il peut. Le plus vulnérable sera bien sûr aidé davantage mais la
    dignité de toute personne est de pouvoir apporter sa petite pierre au service des autres et
    du bien commun.
    Car le mépris, c’est de dire à son frère qu’il ne sert à rien et doit se contenter d’être
    un consommateur assisté. Alors revalorisons le travail organisé dans la justice. Et je
    crois que nous récolterons la paix... A bientôt !
  • Guy Fournier
    1 mai 2026

    Raz le bol, par Guy Fournier, diacre

    3 min
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    La chronique "A vrai dire" du diacre Guy Fournier, qui s'arrête sur les titres d'actualités insignifiants des grands médias nationaux, alors qu'un évènement planétaire a été traité par beaucoup à la marge : la visite du pape Léon XIV en Afrique. Assez de guerres , et de démonstrations de forces ! Promouvons de vrais sujets de société !
  • Thierry Grenet
    29 avril 2026

    Le poids des mots, par Thierry Grenet

    2 min
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    Notre éditorialiste Thierry Grenet s'interroge tout haut : avez-nous toujours conscience du poids des mots que nous prononçons ?
  • Marie-Thérèse
    28 avril 2026

    Le manteau rose de la gare Saint Lazare

    3 min
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    A travers cet échange banal en plein milieu d'une gare, ce poème célèbre la beauté de l'écoute, ces vingt minutes de présence qui réveille l'humanité de cette chère Henriette au manteau rose poudré au milieu de la foule anonyme.
  • Béatrice Ducellier
    27 avril 2026

    Guerre au Moyen-Orient

    3 min
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  • Vianney Lecointre
    24 avril 2026

    Défense du dimanche par Vianney Lecointre

    2 min
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    Défense du dimanche

    La France est tombée ces jours-ci dans l’une de ces polémiques dont elle a le secret à l’occasion de la proposition de loi du gouvernement de permettre à certaines professions de maintenir leur activité le 1 er mai. J’ai été intéressé par le débat sur le sujet lors d’une émission
    de France Culture 1 et notamment par les arguments de l’un des intervenants. Il s’élevait contre la remise en cause d’un jour où l’on ne produit pas, ne consomme pas, où le temps nous réappartiendrait à nouveau plutôt que d’être aliéné, ce qui serait inacceptable dans un monde « marchandisé » où chaque jour, comme chaque personne, doit être rentable, où la gratuité ne peut jouer aucun rôle, la « sacro-sainte croissante » ne devant jamais être mise à l’arrêt.
    Je dois dire que j’ai trouvé ce discours très juste, sauf que, de mon point de vue, ce n’est pas seulement le 1 er mai qui devrait être intouchable, ce n’est pas seulement le 365 ème jour qui devrait être le signe que notre société ne fonctionne pas uniquement suivant des impératifs
    économiques, mais tous les septièmes jours. Pourquoi respecterions-nous le 1 er mai si nous ne respectons pas le dimanche ? Bien sûr, pour les Chrétiens, le dimanche est avant tout le jour du Seigneur, un temps normalement consacré à la prière, au partage, à la célébration
    eucharistique. Mais, pour tous les autres aussi, le dimanche devrait être une halte privilégiée dans le rythme de la semaine pour cultiver le sens de l’homme, pour se retrouver avec ses proches ou simplement pour trouver une occasion de ressourcement personnel.
    La banalisation du dimanche, l’ouverture de plus en plus fréquente des magasins le dimanche est un grand mal, non seulement pour les salariés amenés à travailler sur la base d’un volontariat dont on peut douter, mais pour toute la société qui a besoin de temps de respiration, de rythmes qui nous soient communs à tous pour améliorer le « vivre ensemble », de moments pour développer de vraies richesses qui ne se chiffrent pas seulement en points de PIB. Un jour par an ne suffit pas. Interdisons-nous de consommer le dimanche, ce qui incitera les magasins à ne plus ouvrir. Refaisons de chaque dimanche un jour sacré, autant que le 1 er mai.
  • Alain Charlier
    23 avril 2026

    Capable d'écouter ? par Alain Charlier

    2 min
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    Chers auditeurs,
    Nous parlons beaucoup. Dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques… chacun prend la parole, affirme, réagit, répond.
    Mais une question demeure, presque en creux : Sommes-nous encore capables d’écouter vraiment ?
    Pas simplement entendre. Pas attendre notre tour pour répondre. Mais écouter… pour comprendre.
    Dans l’actualité récente, les prises de position s’enchaînent, souvent rapides, parfois tranchées.
    Les désaccords s’expriment vivement. Et très vite, chacun semble campé sur ses certitudes.
    Comme si écouter l’autre devenait risqué. Comme si accueillir une parole différente menaçait nos propres convictions. Alors, on réagit. On argumente. On contredit.
    Mais écoute-t-on encore ?
    Écouter demande du temps. Du silence aussi. Et peut-être une forme d’humilité : celle de reconnaître que l’autre peut m’apprendre quelque chose.
    Ce n’est pas renoncer à ses idées. Ce n’est pas tout accepter. C’est simplement faire une place à la parole de l’autre.
    Dans nos relations quotidiennes, c’est déjà un défi. Mais à l’échelle d’une société, c’est un enjeu majeur. Car sans écoute véritable, le dialogue devient impossible. Et sans dialogue, il ne reste que
    l’opposition.
    Dans l’Évangile, le Christ prend le temps d’écouter. Il accueille les paroles, même maladroites, même fragiles. Il ne répond pas toujours immédiatement. Il laisse un espace. Et dans cet espace, quelque
    chose peut advenir. Une rencontre. Une transformation.
    Peut-être que, nous aussi, nous sommes appelés à rouvrir cet espace. À ralentir. À écouter avant de répondre. Car une parole entendue peut apaiser. Et parfois même, réconcilier.
    Dans un monde qui parle fort, l’écoute pourrait bien devenir un acte profondément révolutionnaire.

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