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RCF Nord de France » Emissions » Evangile et commentaire » Emission du 15/05/2013


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Mercredi 15 mai – Jean 17, 11b-19 – Vincent BLIN

Emission du mercredi 15 mai 2013

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Détails de l'émission

Référence : Jean 17, 11b-19

Commentaire : Vincent BLIN, vicaire épiscopal du diocèse d’Arras

Cette page d’Évangile n'est pas sans résonance avec les paroles de notre nouveau pape au début de son ministère sur le siège de Saint-Pierre. A plusieurs reprises, il nous a parlé du danger de la "mondanité".

Ainsi, dès le 14 mars, jour de son élection, lors de la messe pro ecclesia dans la chapelle Sixtine, il a insisté :

« Quand nous marchons sans la croix, quand nous édifions sans la croix et quand nous confessons un Christ sans croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur : nous sommes mondains, nous sommes des évêques, des prêtres, des cardinaux, des papes, mais pas des disciples du Seigneur. »

Il ajouta même : « Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : “Celui qui ne prie pas le Seigneur prie le diable”. Quand on ne confesse pas Jésus-Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon. » Voilà des paroles qu'on n'avait plus trop l'habitude d'entendre ...

Quelle est donc cette mondanité dont veut nous prévenir notre pape ? Que signifie Jésus en expliquant que, tout comme lui, nous ne sommes pas du monde ?

La croix, précise le pape, est ce qui distingue du monde. Il y a, dans ce que révèle la croix, quelque chose qui vient de Dieu, une manière d'être, une profondeur de l'amour qui ne peut pas être fruit de ce monde.

Pour le dire autrement, aimer comme le Christ sur la croix, en donnant sa vie non pas dans un instinct de survie de l'espèce, mais par amour pur et total pour ses bourreaux, voilà qui est impossible pour le monde, qui ne peut pas venir de lui.

Toute l'œuvre du diable est de nous persuader que ça ne sert à rien, que c'est peine perdue, voire même que c'est prendre le chemin contraire au bonheur. Voilà pourquoi Jésus prie son Père de nous consacrer par la vérité. Le pape François ajouterait sans doute : par la vérité de la croix.

Père Vincent BLIN, curé de Liévin, diocèse d’Arras