| Evangile du jour et son commentaire |
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| Evangile et commentaire du mardi 09 février |
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Référence : Marc 7, 1-13
Commentaire : Nicolas VAN LATHEM, curé de Notre-Dame en Cité à Arras, diocèse d'Arras
La controverse entre Jésus et les Pharisiens porte, apparemment, sur une question de pureté, et aussi sur la question de la tradition. Les Pharisiens - "perûshîm" en hébreu, ce qui peut se traduire par "les séparés" - ce sont ceux qui, comme de bons catéchistes, tentent de permettre au peuple d'Israël d'être vraiment un peuple saint, car, après tout, c'est sa vocation au milieu des nations, un peuple consacré au Seigneur.
Et c'est la raison pour laquelle, suivant ce qui a été transmis par les Anciens, ils ont multiplié les observances, commandements qui s'appliquaient dans tous les détails de la vie quotidienne, pour permettre aux Juifs d'être vraiment devant le Seigneur avec une conscience pure. Et à travers, par exemple, le lavage des mains ou des plats, il s'agissait d'obtenir une pureté rituelle, une pureté du cœur devant Dieu.
Qu'est-ce que Jésus leur reproche ? D'avoir fait de ce qui n'est qu'un moyen un absolu, là où la tradition des Anciens avec le lavage des mains et des plats devait être comme un signe de cette pureté du cœur que l'on voulait avoir en face du Seigneur, de ce moyen les Pharisiens ont fait un absolu.
Et c'est finalement ce qui nous guette souvent dans quelque institution humaine que ce soit. Nous oublions quelquefois le but, et du moyen nous faisons un absolu. Or, le but, c'est vraiment la communion avec Dieu, et celui qui peut nous apporter la vraie purification du cœur en face de Dieu, celui qui peut vraiment nous apporter la communion avec Dieu, celui grâce à qui nous pouvons vraiment être saints devant le Seigneur, quelles que soient les circonstances de notre vie présente, c'est Jésus.
Et c'est la raison pour laquelle les disciples n'ont pas besoin de se purifier. Ils sont avec le Seigneur, c'est cela qui les purifie, c'est la présence de Jésus, c'est la communion avec Jésus. Ainsi nous pouvons comprendre que le Seigneur nous invite peut-être à considérer nos pratiques ecclésiales, toutes nos manières de faire dans nos mouvements, dans nos communautés d'Eglise, toute la tradition dont nous sommes porteurs, toujours comme un moyen.
Le but, c'est vraiment la communion à travers lui, la communion avec le Père. Et le danger, quelquefois, c'est que le moyen devienne une fin et qu'ainsi, au lieu d'être un moyen de la communication avec Dieu, il en devienne un obstacle.
Père Nicolas VAN LATHEM, curé de Notre-Dame en Cité à Arras, diocèse d'Arras
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